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Port-Alberni – Les pires villes? — Ne soyez pas si prompt à « appuyer sur la détente » — Partie 3 (#159)

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I’m writing this post in French, for a those following from Québec.  This post will look at the lowest ranked city in the MoneySense rankings (a continuation from the last post) – Port-Alberni.  Most Anglophone Canadians would be familiar with Vancouver Island, and perhaps even Port-Alberni, but I’m not so sure many Québec Francophones would be as familiar with this region of the country – or even know that the SW coastal region of B.C. is Canada’s snow-free & palm-tree all-season playground region (the blog is about tearing down the Two Solitudes, and it’s a two-way street after-all — so I have to get the odd French-post in from time-to-time 😉 )

Dans les deux billets précédents, on a jeté un coup d’œil sur le classement (« très médiatisé » d’ailleurs) des 201 villes canadiennes, classées par le magazine MoneySense.  Chaque année ce magazine fait le bilan des « meilleures » villes et les « pires » villes où vivre au pays.   Pourtant, comme j’ai dit dans les deux billets précédents, les facteurs que MoneySense prend en considération sont tirés d’un spectre très mince, et ne ils ne prennent pas en considération d’autres facteurs, parfois subjectifs, mais souvent très importants.   Les seuls outils dont ils se dotent pour faire leur évaluation ne sont que les indicateurs sur le revenu personnel, prix de maison, combien de temps il faut pour payer l’hypothèque, la valeur nette familiale, les taux de chômage, la croissance de la population, et les impôts fonciers.   Portant, ce classement annuel attire beaucoup d’attention médiatique, malgré la faiblesse de ses données.

Pas fort à mon avis!  Car la qualité de vie qui se découle de notre décision où mener notre vie penche sur bien plus que ces quelques facteurs plutôt limités.   MoneySense se justifie en disant qu’il faut être capable de se trouver un emploi et de se payer la vie pour en profiter du reste.  Mon argument, c’est qu’il est l’ensemble de beaucoup plus de facteurs qui détermine si la vie est bonne ou pas (côté financier, mais aussi les autres aspects que nos villes peuvent nous offrir).

À mon avis, si vous cantonnez vos recherches à des lieux paradisiaques (qui, franchement, n’existent pas – peu importe où on vie au monde), et si vous déguerpissez dans la stratosphère ou sur une autre galaxie, vous êtes cuit!  Vous ne trouverez jamais le « paradis » que vous cherchez.  Il faut trouver le bon dans ce qu’on a déjà.  La vraie vie, et la satisfaction que s’en suit, se font à partir de la réalité.   Nos sentiments de satisfaction s’en découlent seulement lorsqu’on se met en première loge pour bien apprécier ce que nos villes peuvent nous offrir.

Oui, le fait d’être dans le moyen et d’avoir un ménage de quatre personnes qui gagne $120,000 par an dans une ville en pleine croissance peut faire qu’on se trouve en tête du classement des villes.   Mais s’il faut quand-même payer une hypothèque de $550,000 et travailler 60 à 70 heures pour gagner sa croûte, reste-il vraiment les moyens de s’en profiter des autres plaisirs qu’une telle ville pourrait nous offrir?   Les facteurs que nous présentent MoneySense ne me semblent pas en soi constituer la route vers la joie.

Dans leur classement des 201 « villes » du pays, MoneySense désigne Dolbeau-Mistassini à l’avant dernier rang (c’est la deuxième ville du Saguenay Lac St-Jean), et MoneySense réserve l’honneur du tout dernier rang à Port-Alberni, sur l’Île de Vancouver en Colombie-Britannique.   MoneySense prétend que ces deux villes (maintenant jumelées à jamais sous les plus improbables des circonstances) sont les « pires » places où vivre au Canada.

J’ai consacré le dernier billet pour déboulonner les notions que les facteurs pris en conscience par MoneySense sont les facteurs déterminants quant à la qualité de vie.  En effet, je vous ai offert un tour guidé « virtuel » de Dolbeau-Mistassini pour bien démontrer qu’elle ne mérite pas un tel classement, et qu’elle possède les atouts dont on s’attend de nos villes, d’un océan à l’autre (sinon pas plus).

Ce dernier billet sur Dolbeau-Mistassini était à destination des lecteurs anglophones d’un bout du Canada à l’autre, afin de leur présenter Dobeau-Mistassini, et de leur donner l’occasion de mieux connaître la ville et sa region.  J’espère qu’ils ont pu avoir une bonne impression de la ville, et qu’ils réalisent que ces classements ne sont qu’un jeu de chiffres, et non pas un mesure de la qualité de vie.    Ce billet, pourtant, est à destination des francophones du pays – particulièrement ceux du Québec.

Je vais mettre la ville « jumelle » (symbolique) de Dolbeau-Mistassini, celle de Port-Alberni (la ville le plus en bas du classement canadien, le 201rang), sous les projecteurs, tout comme j’ai fait d’ailleurs avec Dolbeau-Mistassini.  Cela aura pour effet de vous offrir un point de vue sur un coin du pays auquel vous n’aurez peut-être jamais pensé auparavant (si vous en étiez même au courant de cette région).

Port-Albanie, rue principale

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Deux prises de vue aériennes de Port-Albernie (cliquer pour agrandir)

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Dans le même ordre d’idées, je considère le classement MoneySense un peu trop sévère à l’égard de Port-Alberni.  Comme c’est le cas pour Saguenay Lac St-Jean, l’Île de Vancouver est un coin que je connais, et je dirais que les différences entre les 50ième, 100ième, et 200ième rangs des villes ne sont pas si grandes (malgré tout, le Canada compte des milliers de villes et villages de toutes tailles).   Je crois bien que vous seriez étonné de voir les similitudes entre Dolbeau-Mistassini et Port-Alberni — des similitudes qu’ils partagent avec des villes classées plus haut, tels les Boucherville (QC), Stratford (ON), Camrose (AB), ou Saint-Georges (QC) du pays.   Malgré tout, les villes et les provinces respectives redoublent leurs efforts (et ose-je dire, leur collaboration en forme de péréquation) au service de leurs citoyens pour s’assurer qu’on partage tous un niveau de vie relativement similaire, peu importe la taille de notre ville, peu importe où se situe notre ville, et peu importe le coin de notre pays.  À mon avis, c’est ça la beauté de l’affaire.

À la fin, la cerise sur le gâteau c’est toujours les efforts des habitants eux-mêmes, qui assurent que nos villes demeurent des communautés de choix – grâce à la générosité de leurs habitants, leurs accommodements envers les nouveaux membres de leurs communautés, et leur esprit de « bon voisinage ».   Mes sur ces derniers points, j’en ai très peu à craindre, car ce sont nos valeurs communs qui font toujours briller nos villes à travers le pays (qu’elles soient des villes anglophones ou francophones).

En gardant tout cela à l’esprit, entrons donc dans le vif du sujet… prochain arrêt :  Port-Alberni!

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Avec 17,000 habitants, la ville de Port-Alberni compte un peu plus d’habitants que Dolbeau-Mistassini, mais elles sont plus au moins des villes de la même taille.

Port-Alberni se trouve dans la province de la Colombie-Britannique, sur la côte Pacifique du Canada.

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Drapeaux de la Colombie-Britannique (gauche) et de la Colombie-Britannique francophone (droit).  Les deux sont des drapeaux officiels de la province.

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À mon avis, un des facteurs qui fait que la ville est très spéciale, c’est le fait qu’elle est située sur l’Île de Vancouver (une région à part, tout comme Saguenay Lac St-Jean est une région à part).   C’est une grande île au large du continent nord-américain et qui, à part son nom, n’a rien par rapport avec la « ville » de Vancouver (les deux ne sont même pas prôches l’une à l’autre… il faut prendre un traversier de quelques heures de la ville de Vancouver pour se rendre sur « l’Île » de Vancouver).   L’Île est « très » grande (même plus grande que beaucoup de pays).  En effet, elle est six fois plus grande que la province entière de l’Île-du-Prince-Édouard, avec plus de cinq fois la population de l’Île-du-Prince-Édouard.

Un des traversiers qui relient le continent et l’Île de Vancouver

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C’est une des régions du Canada où il ne neige pas l’hiver (du moins que si l’on se retrouve en haute altitude dans les montagnes).

Et c’est également une des rares places au Canada (hors la partie continentale du sud-est de la Colombie-Britannique) où les palmiers poussent l’année longue (c’est toujours une chose qui surprend beaucoup de Québécois – ceux qui n’ont jamais visité l’ouest du pays – et lorsqu’ils constatent que le Canada compte des régions sans neige et avec des palmiers).  Ce phénomène est dû à la manière que les courants d’eau chaud de l’océan Pacifique frappent la côte ouest du Canada – tout juste dans le bon endroit.  Et c’est pour cette même raison que les palmiers ne poussent pas (ou ne poussent pas si bien) juste un peu plus au sud, de l’autre côté de la frontière avec les Etats-Unis (du moins que si on voyage vraiment dans le sud vers la Californie).

Pourtant, parfois il pourrait y neiger.  Il est rare, et il ne neige jamais beaucoup (généralement elle fond tout de suite, les rares instances qu’il arrive…)

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Mais a des altitudes plus hautes, dans les montagnes durant l’hiver, il ne faut pas monter très loin pour trouver de la neige (et des conditions de ski hors pair!)

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Voici quelques photos des palmiers en Colombie-Britannique.  Il va sans dire que l’immobilier est assez cher dans les deux grandes villes Victoria (sur l’Île), et dans le métropole de Vancouver (sur le continent)… car on est dans la « Côte d’Azure » du Canada malgré tout — mais au moins les prix sont très abordables à Port-Alberni

pt.1 pt.2Ooof !! Je pense que le propriétaire de cette maison (en haut) est allé un peu “trop loin” avec ses arbres (mais, qui sait… peut-être il est d’origine d’une région du pays avec des “vrais” hivers !!  Alors, est-ce qu’on peut vraiment lui rapprocher d’aimer ses palmiers? 🙂 )

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Voici des vidéo des palmiers dans la région de l’Ile de Vancouver, ainsi qu’à Vancouver même:

I’Île de Vancouver est assez spéciale en soi.   La ville de Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, se situe dans l’extrême sud de l’Île de Vancouver, tandis que Port-Alberni de situte dans le centre-sud de l’île.

C’est un fait peu connu dans l’est du Canada que l’Île de Vancouver était son propre colonie (qui était gouverné comme un pays quasi-indépendant) avant la confédération canadienne en 1867 – ce qui a mené à sa fusion avec le continent et la province de la Colombie-Britannique.  Et un fait encore plus inattendu, c’est que les colons français (de la France) ont fondé une communauté à Victoria durant cette époque-là – avec une communauté francophone qui y demeurent toujours à ce jour.

Dans l’est du Canada, la ville de Québec représente « l’ancienne ville à l’Européenne » de l’est du pays, tandis que dans l’ouest du Canada, la ville de Victoria représente « ancienne ville à l’Européenne » de l’ouest du pays. La vieille architecture de Victoria, la grandeur et l’élégance de l’hôtel Empresse (un peu comme le Château Frontenac), l’imposant édifice qui est l’Assemblée législative de la Colombie-Britannique, la terrasse qui longe le vieux port, et les ruelles cachées à l’ancienne partagent beaucoup de traits en commun avec Québec.  Et comme Québec est la grande ville la plus proche à Dolbeau-Mistassini, Victoria est la grande ville la plus proche à Port-Alberni (qui est 2.5 heures de route vers le nord).

(Quelques photos de Victoria ci-dessous)

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Cliquer pour agrandir

vi3 Victoria - Inner Harbour vi4.2

Le drapeau de la Colombie-Britannique Francophone (en bas) flotte devant l’Assemblée législative à côté du drapeau provincial (étant moi-même né en Colombie-Britannique, j’en suis pas mal fier de voir le drapeau francophone de la C-B hissé devant l’Assemblée… pourtant, ma ville natale, Terrace, est assez loin de Victoria.  Terrace se trouve dans une autre partie de la Colombie-Britannique, 20 heures de route de Victoria, et 22.5 heures de route de Port-Alberni.  Ce n’est pas seulement le Canada qui est énorme, mais les provinces elles-mêmes sont parfois gigantesques — dirais-je des continents en soi!   S’il vous intéresse, par hasard j’ai déjà écrit un billet en français sur ma ville natale de Terrace — vous pouvez y accéder en cliquant ici.).

B.C. Francophone Day

L’Assemblée législative de la Colombie-Britannique à Victoria (ci-haut et ci-dessous).vi.4.5 vi.4.6

L’Hôtel Empresse et la terrasse du vieux portvi4

Les atouts spécifiques à Port-Alberni:

La région de Port-Alberni, toute comme la région où se situe Dolbeau-Mistassini, est un vaste terrain de jeux plein air qui offre des possibilités à l’infinie;  du ski, des sports aquatiques, des plages, la pêche, les sports d’hiver, les activités d’été – la liste est sans fin!

C’est une région où se trouve une bonne portion des forêts pluviales du Canada (en effet, ces forêts sont très prôche à Port-Alberni), qui elles-mêmes offrent une multitude de possibilités d’activités pleine air.  (Voici un lien sur les forêts pluviales de la côte ouest du Canada s’il vous intéresse:  -ICI-  et  -ICI-  et  -ICI-).

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Les environs de Port-Alberni comptent également des vignobles et des vergers

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Les autres activités plein air sont sans limites, toute l’année longue…

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Voici le terrain de golf de Port-Alberni

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De l’escalade à volonté (la chaîne de magasins MEC doit adorer des gens de ce coin !!!! – et moi, j’adore les magasins MEC!)

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Le canotage autochtone traditionel est devenu un passe-temps communautaire à Port-Albani (fait en équipe et ouvert à tous).  Il y a des équipes de femmes, hommes, enfants, et groupes mixtes.pa9.08pa9.05

Quelques photos du Fjord Albani…

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Comme Dolbeau-Mistassini, l’industrie de la pâte et papier est l’employeur principal de la ville.  Mais ces deux villes, comme j’ai mentionné dans mon dernier billet, sont bien plus que son industrie principale.  Elles sont l’ensemble de tout ce qu’ils peuvent offrir à leurs citoyens, et de tout ce que leurs citoyens s’offrent entre eux.   Une communauté est véritablement la somme de ses habitants – pas la somme des chiffres qui leur sont désignés par un magazine dans un classement annuel.

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Port-Alberni se trouve à l’extrême intérieur d’un fjord navigable, longue de 40 kms (le Fjord Alberni).   Les rues de la ville se terminent souvent au bord de l’eau.   Malgré le fait que Port-Alberni est relié à la grande autoroute expresse principale (Nord-Sud) de l’Île de Vancouver par une route d’une heure très boisée (avec des arbres si larges qu’il faudrait deux ou trois personnes pour mettre des bras autour des troncs — photo ci-dessous), un des moyens de transport à longue distance demeure des hydravions (reliant Port-Alberni à Victoria) — des avions à passagers qui décollent et atterrissent sur l’eau, dans le fjord (pas besoin d’un aéroport alors).

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Pour toute famille qui doit décider où s’installer et vivre, l’accès aux écoles, ainsi que la qualité de ces mêmes écoles deviennent des enjeux primordiaux.   Dans le dernier billet sur Dolbeau-Mistassini, j’ai fourni des liens pour vous laisser voir ses écoles.  Port-Alberni offre également un bon nombre d’écoles, dont une vient tout juste d’être construite (photos ci-dessous).  Il y a également une école française (” l’École des cèdres”), où les élèves peuvent poursuivre leurs études entièrement en français, de la maternelle, jusqu’à leur graduation (avant de poursuivre leurs études post-sécondaires).

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Il va sans dire que Port-Alberni, comme Dolbeau-Mistassini se dote de tous les services et convenances nécessaires pour bien vivre (dentistes, médecins, hôpitaux, magasins et supermarchés à grande surface, des industries et services assez diversifiés – tout ce qu’il faut au fond).

(photo de l’intérieur de l’hôpital de Port-Alberni ci-dessous).

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Et un des meilleurs avantages qu’apportent les villes de Port-Alberni et Dolbeau-Mistassini demeure toujours le faible coût de la vie!    On peut facilement se payer une maison, sans avoir les inconvénients de devoir faire la longue navette entre la maison et le travail chaque jour.   C’est un atout qui garantit qu’il y aurait toujours assez de temps avec la famille, et de s’en profiter des trésors naturels qui entourent la ville et la région – le tout à très bas coût, et avec le moindre effort!  N’est-ce pas la vie idéale et convoitée pour élever une famille? Surtout si on peut profiter de la vie, de ses amis, ainsi que d’activités culturelles et de ses passe-temps!

Alors, quand je vois un magazine tel MoneySense nous dire que nos trésors comme Dolbeau-Mistassini ou Port-Alberni ne valent que le fond du baril – là, je ne peux m’empêcher de prendre position et d’y mettre le hola!  Oui, j’aime moi-aussi nos grandes villes et leurs traits, mais ce sont nos petites communautés, précisément les villes comme Dolbeau-Mistassini et Port-Alberni, qui font la première ligne de défense pour empêcher que le pays, dans son entier, ne devienne un pays composé que de six grandes villes et peut-être 15 autres villes de tailles moyennes.

Ce sont les Dolbeau-Mistassinis et les Port-Albernis qui protègent notre héritage culturel, qui élèvent nos enfants, et qui tissent les liens essentiels entre la grande nature, les forêts, l’agriculture, l’eau, l’industrie, et le peuple du pays.   On ne peut jamais attribuer un « classement » à ce rôle essentiel, du moins du genre qu’elles se voient accordé par MoneySense.  Alors la prochaine fois que vous entendez tout ce tapage et tintouin médiatique autour du classement annuel des villes du Canada, assurez-vous non seulement de bien vouloir le prendre avec un grain de sel, mais plutôt sortez-vous un grand bloc de sel, bien carré et lourd – car la réalité le dicte!  😉

En terminant, je vous offre quelques liens de Google Streetview — un tour virtuel de Port-Alberni (comme j’ai fait d’ailleurs avec Dolbeau- Mistassini).

La rue principale

Des palmiers devant une maison à Port-Alberni:

L’Hôtel de ville

Le Quai publique principal

Le marina de ville

Le train historique à vapeur qui offre des tours de la région 

Une des hôtels historiques

Vieux styles d’architecture des maisons 1

Vue de la ville d’en haut

L’hôpital

L’Entrée principale à la ville

Rivière en ville

L’École des cèdres (une école française / d’immersion française)

Quartiers boisés:

Tour d’habitation (un autre genre d’habitation qui offre plusieurs choix de style de vie)

Complexe sportif, piscine, arène:

Styles de maisons des années 1980s:

La route de “connection” de 40 minutes (la seule route) qui relient Port-Alberni à la grande autoroute expresse de l’Île de Vancouver:

Une autre tranche de cette même route à l’entrée de la ville: (c’est un petit morceau de paradis, non?)

Et encore cette même route à quelques minutes à l’extérieur de la ville:

Le terrain de golfe de la ville:

Comme je l’ai dit dans le billet précédent sur Dolbeau-Mistassini, si Port-Alberni est la pire des pires villes au Canada… là, je crois qu’on est en train de faire quelque chose de bien correcte!   Continuons !!

SERIES: THE WORST CITIES??  SERIOUSLY??  DON’T BE SO QUICK TO JUDGE!! (5 POSTS):

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2 Comments

  1. JF says:

    J’ai habité Port Alberni pendant 2 ans (1989-91) et j’ai adoré mon expérience et le temps passé là-bas ! J’y retournerais avec plaisir ! Le pire endroit pour habiter au Canada ? Vraiment ? Get real !!

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