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Les préjugés à l’égard de l’Alberta : Le monde de la politique provinciale récente – une histoire progressiste – 5 sur 6 (#253)

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Au moment d’écrire ce billet (#5) en fin avril 2015, le NPD n’était pas encore au pouvoir en Alberta.  Le fait que le NPD a pu gagner l’élection albertaine avec une victoire majoritaire écrasante ne fait que confirmer et qu’accentuer les indices et tendances dont j’ai parlé dans cette série de six billets.  Et oui, le choix d’orange pour cette préambule n’est pas un hasard ;).  
Le billet #6, celui qui suit billet (#5), expliquera un peu plus ce que cherchaient les Albertains lors de l’envoie de leur vote au NPD — qui, d’ailleurs, a du s’adapter autant aux attentes des Albertains (surtout sur le conservatisme fiscale) que les Albertains devaient s’adapter à ce que le NPD voulait leur présenter (vis-à-vis la patience que les Albertains prêtent à l’égard du NPD lorsqu’ils disent vouloir respecter la rigeur financière dont s’attendent les Albertains).   Une convergeance incroyable…
À partir du jour de l’élection, ni l’un ni l’autre serait jamais le même.

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Ce billet et le prochain seront les derniers dans une série de six sur les attitudes politiques et sociales des Albertains.  Il s’avère toujours tâche difficile de décrire les positions, pensées et tendances d’une population au complet sans risquer d’embarquer dans des généralisations grossières.

SERIE:  LES PRÉJUGÉS À L’ÉGARD DE L’ALBERTA (6 billets)

Alors, j’avoue que je m’engage sur un terrain assez fragile lorsque je vous tente de décrire en quelques mots qui sont les Albertains, dans le sens qu’ils ne sont ni des extrémistes de droite, ni des fanatiques religieuses, ni un élément socialement régressif de notre société canadienne.

Au cours des quatre billets précédents, nous avons regardé les tendances plutôt laïques de l’Alberta, ainsi que l’effet de modérateur qu’a eu la population albertaine sur le mouvement Conservateur fédéral au cours des 20 dernières années; malgré tout, l’Alberta en général voit les enjeux de société d’un œil assez “modérée”.

Étant Albertain moi-même (francophone et anglophone en même temps), un qui connait le Québec aussi bien que je connais l’Alberta, je me sens privilégié d’être en mesure de vous amener ces perspectives.

Dans ce billet, nous allons regarder comment les Albertains se voient eux-mêmes, sous l’optique des enjeux provinciaux – et les tendances politiques provinciales.

Commençons par les enjeux dans le cadre de la campagne électorale provinciale actuelle

Avant de continuer : Je veux mentionner que le parti des Progressistes-Conservateurs de l’Alberta (les PCA) n’est pas la même formation que le Parti Conservateur du Canada (PCC).  Les deux ne sont pas liés.   Pourtant, les Libéraux fédéraux et provinciaux relèvent de la même formation, et le NPD fédéral et ceux des provinces relèvent eux aussi de la même formation en termes d’idéologies.  Les PCA et les Conservateurs se font confondre assez souvent au Québec, et assez souvent par les médias Québécois.  À chaque reprise que l’on voit un reportage à TVA, Radio-Canada, ou dans les journaux du Québec qui parle des PCA, on les appelle, faussement, “les Conservateurs”.  Mais les PCA ne sont pas les Conservateurs.   Les seuls Conservateurs au Canada se trouvent à Ottawa (il n’existe pas de parti “Conservateur” au niveau des provinces du Canada).  Il ne faut pas les confondre.  Leurs idéologies ne sont pas les mêmes, et leurs histoires sont différentes.

L’Alberta se trouve encore aux urnes.  La date de l’élection sera le 5 mai 2015.  La dernière élection relève à 2012.

Dupuis presque 45 ans, l’Alberta se voit gouverner par le parti provincial des Progressistes-Conservateurs de l’Alberta (les PCA).   Au Québec, on a tendance à croire, à tort, que les Albertains se sont accrochés toujours aux PCA sous le biais qu’il s’agit d’un parti de l’extrême droite, faisant l’affaire d’une population droitiste.

Pourtant, la réalité est l’inverse – et d’ailleurs elle est très mal comprise par le Québec.

Ce n’est pas une question que les Albertains appuyaient, sous le biais d’être “droitiste”, un parti qui incarnait ses valeurs.  Le parti PCA n’est pas un parti de l’extrême droite.  Il est plus à gauche que les Conservateurs fédéraux, mi-chemin entre les Libéraux et les Conservateurs fédéraux (un peu plus à droit du centre, comme les anciens Progressistes-Conservateurs fédéraux de Brian Mulroney).   Alors, les Albertains y accrochent car les PCA ont su s’adapter et ils se sont réinventés à l’interne à maintes reprises.

Souvent les PCA se sont réinventés de façon dramatique au cours des 45 dernières années pour suivre le rythme de l’évolution sociale, progressiste, lucide, et économique d’une population albertaine modérée et en pleine transformation.  On peut même considérer que les PCA ont réussi à relever ses transformations sans pépin pour répondre aux besoins modérés des Albertains, mieux que toute autre formation politique dans l’histoire du Canada moderne.

Cela ne veut aucunement dire que les PCA n’ont pas eu sa part de difficultés au cours de leur temps au pouvoir.  Mais cela veut dire tout simplement qu’ils ont pu s’adapter et surmonter les défis qui leurs ont été lancés par une population qui était toujours de plus en plus exigeante à leur égard.

À titre d’exemple, je pourrais vous offrir des moments clés dans l’histoire récente du parti dont je me rappelle très bien (cela vous ferait mieux connaître c’est qui justement les Albertains) :

La fin de l’ère Getty – Début de l’ère Klein

Don Getty, le premier ministre Progressiste-Conservateur à la fin des années 1980 / début 1990, a pris certaines décisions économiques considérées dévastatrices par la population albertaine. La dette et les déficits provinciaux ont atteint des niveaux insupportables.  La province était sur le bord de la faillite.  Les Libéraux provinciaux, pour la première fois, dépassait la barre de 40% d’appuis face aux PCA.

Les membres du PCA étaient furieux contre Getty, tout comme la population albertaine en générale.  Getty était mis à la porte par son propre parti, et le parti a fait la décision sage de couronner le ministre le mieux aimé par la population, Ralph Klein.   Klein ne mâchait jamais ses mots.  Sa réputation était d’un homme qui faisait toujours ce qu’il disait, et il avait la confiance de la population.

Fidèle à sa parole, il fit entièrement redresser les finances de la province.

Lorsque j’étais en école secondaire en Alberta en 1993, je me rappelle très bien que nous devions garder fermées les lumières dans les couloirs et les salles de classe afin d’économiser de l’argent (on étudiait à la lumière qui entrait par les fenêtres).   Toute excursion scolaire était annulée.  Et même les photocopieurs étaient débranchés et rangés dans la pièce de rangement, car il y avait un moratoire rigide sur toutes photocopies en école pendant un an.

Alors, il va sans dire que lorsqu’on parle de l’austérité dans un contexte Québécois aujourd’hui , je constate que l’on ne sait même pas ce que ce mot veut dire au Québec (si ceux qui prétendent que le Québec est en train de vivre dans un contexte d’austérité, il est plus qu’évident qu’ils n’ont jamais vécu sous la règne de Ralph Klein!)

À la fin, Klein a su regagner la confiance de la population envers les PCA, et la montée des Libéraux s’est effondré.

 La fin de l’ère Klein – Début de l’ère Stelmach

Après plus d’une décennie de gestion conservatrice petite “c” de l’ère Klein, la population voulait un peu de répit de la fiscalité assez restreinte. Avec les redevances pétrolières et une gestion saine des finances, les Albertains voulaient un nouvel investissement massif dans les écoles, dans l’infrastructure, et dans les hôpitaux, entre autres.

La pendule s’oscillait encore.

Ed Stelmach (qui d’ailleurs était le député de la circonscription dans laquelle j’ai grandi, celle où mes parents demeurent toujours) s’est emparé des rênes du pouvoir en 2006.  Son “vœu” envers la population en était un de “stabilité”, de “modération”, et “d’investissement”.   Et bon sang, de l’investissement qu’il en a fait!

Les déficits étaient de retour.  Au début, la population ne savait pas quoi penser des déficits.  Il fallait faire de l’investissement malgré tout.  Mais le sentiment populaire dans la rue disait qu’il s’agissaient d’investissements “vides” et sans “âme”

Mais que prétends-je dire par-là?

On bâtissait les écoles, les hôpitaux, les autoroutes, le transport public, les trains à passagers, et toute une nouvelle gamme d’infrastructure grâce à l’industrie du pétrole.  Mais on sentait, de la part des Albertains, qu’il manquait “quelque chose”.  C’est dur à expliquer… il fallait vivre dans cet environnement pour le ressentir (c’est toujours difficile de décrire l’humeur du citoyen lambda dans la rue).  C’est comme si on vivait une nouvelle révolution tranquille à petite échelle, mais sans le côté progressiste (malgré tout, le mot progressiste devait également se trouver en avant-plan dans le nom du parti Progressiste-Conservateur).

Du même coup, on investissait massivement dans tout ce qui étaient relié à l’industrie du pétrole, mais sans grande discussion autour des impacts environnementaux.

On bâtissait plus d’écoles et d’hôpitaux qu’à tout autre moment de l’histoire du Canada, mais sans les programmes de soutien aux étudiants, aux patients, et aux professionnels.

L’Alberta devenait de plus en plus cosmopolite — et bien plus sophistiqué — en raison de l’explosion de la population.  Mais les programmes dédiés aux arts, à l’industrie cinématographique, à l’industrie de littérature et au soutien du réseau bibliothécaire n’était pas à la hauteur.

Les villes étaient pleines à craquer.  Les maisons et les nouvelles villes dortoirs autour d’Edmonton et Calgary se bâtissaient à grande vitesse.  Mais les services sociaux à l’égard de ceux qui en avait besoin n’étaient pas là (il manquait les banques alimentaires, les services aux sans-abris qui étaient attirés par le boom et le rêve albertain, et les services de soutien communautaires et aux enfants).  Les familles se sentaient un peu délaissées.  Les frais de garde d’enfants montaient aux coûts astronomiques, et la pression des coûts grimpants de l’immobilier, de l’épicerie, des biens de consommation, du transport, et le temps perdu dans le trajet quotidien s’est fait sentir par les familles (l’aspect néfaste d’une économie en plein essor).

Ne me comprenez pas mal.  Le monde en Alberta à cette époque était très heureux du boom économique, et d’être à l’abri de la crise économique que vivaient les États-Unis et d’autres juridictions.   Mais il y avait quand-même un certain sentiment “d’instabilité” – comme l’incertitude que l’on ressent lorsqu’on se croit vivre dans une bulle immobilière (un sentiment que les gens de Toronto et Vancouver peuvent bien comprendre, et même certaines personnes à Montréal).

La population de l’Alberta disait qu’il en avait assez de l’investissement surchauffé.  Le nouveau parti Wildrose a pu saisir l’occasion pour trouver sa place au soleil pour faire face à ce que la population voyait comme une expansion économique aveugle, trop vite, et sans âme.   La popularité du parti Wildrose posait une véritable menace pour les PCA.  Le Wildrose a promis de restreindre les dépenses pour donner un peu de répit à ce sentiment de vivre dans une bulle et au-delà des moyens de l’état (malgré tout, trop de croissance à un rythme hors contrôle ne peut mener à qu’à la catastrophe – et du moins c’est cela que pensait la population Albertaine).

La fin de l’ère Stelmach – Début de l’ère Redford

Une fois de plus, le parti PCA a su s’adapter. C’est un des rares partis au Canada où les membres sont plus puissants que le chef — et ils ont évincé Ed Stelmach.  Il a démissionné et le parti a fait venir Alison Redford en 2011.  Ses points de vue étaient situés plutôt au centre.  On pourrait même dire que dans une autre vie, elle aurait été un Libéral du centre-gauche sur plusieurs fronts.

Le couronnement de Redfort fut le troisième réalignement du parti Progressiste-Conservateur depuis Getty (après Klein et Stelmach).  Le parti s’est réinventé de nouveau encore une fois.

Sous la direction de Redford, les projets en cours n’arrêtaient pas, mais elle a amené un côté “humaniste” à la table.   Elle a implanté les programmes qui manquaient, dont je vous ai parlé en haut.  La population s’est sentie un peu plus réconfortée.

Mais l’argent coulait à flot, et la population se demandait si l’argent n’aurait pas pu être mieux géré.   Malgré tout, les recettes extraordinaires provenant de redevances pétrolières auraient pu être investies à long terme, comme on faisait en Norvège.   On se demandait si la gestion des retombés n’aurait pas pu être mieux planifiée afin d’avoir des effets bénéfiques pour des générations à venir plutôt que sur les projets favoris à la saveur du jour.  (Malgré tout, la Norvège s’est doté d’un fond souverain, alimentait des redevances pétrolières, qui fait vivre la population norvégienne).

La brève montée et la rechute du Parti Wildrose –

Et l’affirmation du côté social-progressiste de l’Alberta

Le Wildrose s’est précipitée sur l’occasion et finit par fondre sur Redford et les PCA.  Sa popularité chutait aussi vite que celle du Wildrose montait.

Au moment du scrutin de 2012, les sondages indiquaient que les PCA pourrait perdre le pouvoir pour la première fois depuis le début des années 1971. Une combinaison d’effervescence et de tension était palpable.   Sondage après sondage, les Albertains disaient croire que le PCA allait perdre le pouvoir.

Mais ce qui suivi fut vraiment phénoménal – un premier dans l’histoire du Canada:  un évènement qui démontre jusqu’à quel point l’Alberta est devenu une province avec des valeurs progressistes à cœur sur le plan social (malgré ses valeurs toujours conservatrices petite “c” sur le plan économique).

Lors de la campagne électorale entre le Wildrose et le PCA du printemps 2012, un vieil article écrit par un des candidates du Wildrose a fait surface.  Dans le récit, il disait croire que les gais irait à l’enfer.  La presse albertaine s’est jetée dessus.  Avec seulement deux semaines avant l’élection, la population s’est montrée outrée.  Elle se questionnait si le Wildrose était vraiment le bon parti qui incarnait les valeurs albertaines.   La chef du parti, Danielle Smith, a été pris au dépourvu.  Elle refusait prendre position, et sa popularité s’est effondrée.

Quelques jours avant le scrutin, Smith (la chef du Wildrose) reconnaissait publiquement son erreur.  Elle a fait volte-face.  Elle a condamné son candidat voyou et ses propos homophobes, mais c’était trop peu, trop tard.  Le mal était déjà fait.  Les sondages indiquaient que tout le monde en Alberta croyait que le Wildrose allait faire des gains importants en raison des problèmes associés à la gestion économique d’Alison Redford, mais le même sondage démontrait que tout le monde était sévèrement contre ce qu’ils percevaient d’être des valeurs reculées du Wildrose.

Le jour de l’élection, la population est venue voter en grand nombre – et le Wildrose n’a obtenu que 19,5 % des sièges contre 70 % pour le parti Progressiste-Conservateur, malgré le mécontentement populaire envers les PCA et leur gestion de l’économie et des redevances pétrolières.

Pour la première fois dans l’histoire du Canada, un parti qui aurait pu gagner une élection majeur l’aurait perdu sur le biais d’être du mauvais côté de la clôture sur une question des droits et valeurs sociaux modernes, tel l’égalité des gais et des lesbiennes.

Un symbole fort!

D’un coup, l’Alberta s’est montré une des places les plus tolérantes et les plus exigeantes en Amérique du Nord sur les enjeux modernes en matière des droits d’égalité.

C’est quelque chose que le Québec n’a jamais compris.   Hélas, l’Alberta se fait toujours injustement pointée le doigt par le Québec comme bastion d’intolérance.   C’est le plus loufoque des gestes que le Québec pourrait faire à l’égard de l’Alberta.

La chute d’Alison Redford comme chef des Progressistes-Conservateurs de l’Alberta

En 2012, Alison Redford a pu garder son siège et la chefferie du PCA .

Cependant, peu après l’élection, d’importantes lézardes dans son propre personnage devenaient évidentes, prenant tout le monde par surprise.

Une part de la population croyait qu’elle gouvernait avec l’attitude du « tout m’est dû ».    Cette notion était davantage renforcée par le fait qu’elle s’est construit une résidence « officielle » aux frais des contribuables – un véritable « château dans le ciel ».  C’était un condo de luxe, qui occupait tout un étage en haut d’un tour d’habitation à Edmonton, à deux pas de l’Assemblée législative de l’Alberta.   Elle n’a même pas eu la « gentillesse » d’informer le public ou d’autres membres de son cabinet avant sa construction.   D’autres histoires sortaient.  Elle s’en servait du flot d’avions privé du gouvernement albertain pour ces vacances personnelles, et elle s’est achetée des billets d’avion de 40,000 $ pour des voyages en Afrique aux frais des contribuables.  (Note : il y a quelques jours la GRC a finalement pu trancher au sujet de ses dépenses… et ils n’ont rien trouvé d’illégal au sens strict du terme).

Les chicanes entre elle et ses ministres étaient nombreux.  Elle a vitement acquis la réputation d’être quelqu’un qui croyait qu’elle ne pouvait jamais commettre d’erreurs.

Dans le contexte de la politique Albertaine, ce genre d’attitude est voué à l’échec.  Le succès des 45 ans de pouvoir des PCA réside dans le fait que le/la chef du parti suivait l’avis des membres, et écoutait attentivement les conseils de son propre cabinet (l’Alberta n’est peut-être pas unique dans ce sens au Canada, mais ce principe est peut-être plus pertinent et plus pratiqué en Alberta que dans toute autre juridiction au Canada).   C’est justement pour cette raison que les PCA ont pu s’adapter au cours des décennies.  Les PCA ont toujours su s’adapter, d’une manière très rapide, aux changements de direction du vent de son électorat, afin d’être toujours le parti de choix.

Alison Redford rompait les rangs.  Elle a perdu pied avec la réalité, avec les attentes de son parti, et avec celles de sa province.   Elle a été rapidement évincée par le parti, au grand plaisir de l’électorat.

Les sondages indiquaient que l’électorat croyait que le parti progressiste-conservateur de l’Alberta, encore une fois, avait agi dans le meilleur intérêt du peuple.  La province allait encore donner une nouvelle chance aux PCA, qui semblaient pouvoir, une fois de plus, s’adapter et se réinventer de bonne foi selon les appels de l’électorat.

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Dans le prochain et dernier billet de cette série qui porte sur les réalités albertaines, je vais vous parler des enjeux actuels en Alberta.  Spécifiquement, je vais vous parler des

  • Politiques actuelles
  • L’industrie pétrolière, et les attitudes et avances qui y sont reliées.

À bientôt!


(French / Français) SERIE:  LES PRÉJUGÉS À L’ÉGARD DE L’ALBERTA (6 billets)

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