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Julie Snyder : « Je ne peux plus produire des émissions de télé » (#299)

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Ce billet en sera parmi les plus directes que j’ai écrit jusqu’à présent.

Bien qu’on en parle très peu au Québec, il demeure un fait que partout au Canada, nous sommes tous impactés par les ruses politiques de Julie Snyder et son but ultime.  Hier, devant les caméras, elle a pleuré sa maison de production – son « bébé » comme elle a dit – sans jamais démontrer le moindre égard pour les millions de gens ailleurs au Canada et au Québec qui auront bien plus en jeu que le bien-être de sa société.

En effet, nos vies — telles qu’on les connaît — sont en jeu.

Je ne peux simplement me contenter laisser-faire l’ironie, l’hypocrisie et la tromperie que j’ai vue aujourd’hui à la télévision.

Même le TVA 22h d’hier n’y a pas passé plus que 40 secondes sur l’histoire.   40 seconds: À mon avis, c’est bien courte comme « manchette de la soirée » – et peut-être un message en cachette qui pourrait en dit long sur l’avis de l’entourage à Snyder.  Radio-Canada en a parlé plus longtemps au Téléjournal d’hier (après un reportage sur la situation en Grèce), mais d’un œil bien plus critique.

Les réseaux principaux ont fait allusion à ce que je m’apprête de vous dire.   Mais en raison des politiques qui entourent l’affaire, ils étaient bien plus polis et diplomatiques dans leur choix de mots que moi.  Bien qu’ils ne soient pas prêts à prononcer ce qu’ils en pensent vraiment, cela ne m’empêche pas de prononcer mes pensées à moi.

(Voici une version “polie et discrète de Radio Canada qui explique l’affaire des crédits d’impôts et comment ils sont liés à la maison de production de Julie Snyder:  http://ici.radio-canada.ca/audio-video/media-7309274/le-fonctionnement-des-credits-dimpot)

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Hier, Julie Snyder a annoncé qu’elle ne peut plus « produire des productions de télévision pour son entreprise», Productions J. (sans les détails, on n’a aucune idée de ses intentions).

Voici la couverture de LCN sur la conférence de presse de Julie Snyder:  http://tvanouvelles.ca/video/4328615372001/julie-snyder-se-dit-laquoforceeraquo-dabandonner-la-production-demissions-point-de-presse/

Le voici le reportage de LCN sur l’histoire même: http://tvanouvelles.ca/video/4328956566001/julie-snyder-abandonne-la-production-tele-reportage/

Voici l’article écrit de LCN :   http://tvanouvelles.ca/lcn/artsetspectacles/general/archives/2015/06/20150629-114846.html

Voici l’émission 24/60 à RDI :   Anne-Marie Dusseault était absente aujourd’hui, et on est chanceux que Sébastien Bovet était à la barre de l’émission.  Alors, finalement on a pu voir les bonne questions posées à 24/60 à l’endroit des intentions de Snyder / PKP :  http://www.radio-canada.ca/widgets/mediaconsole/medianet/7309403  (Bravo Sébastien!  Très bonne entrevue.)

Mais attention:  Snyder n’a jamais dit qu’elle « fermerait la boutique! ».

J’ai l’impression qu’elle se réserve pas mal plus de cartes à jouer.

Nous allons à très bientôt découvrir les projets pour son entreprise.   Je ne serais pas étonné de voir plus qu’un lapin sauter de son chapeau.  Peut-être elle va se métamorphoser dans un autre genre d’actionnaire assez créative à la scène de sa société.  Ou peut-être elle donnera pour 1$ vendra la division de télévision de sa société à un « frontman » personnage bien connu afin de s’assurer que son entreprise demeure à l’avant plan aux feux de la rampe nationaliste, et dans « le cœur et l’esprit » du public (malgré tout, si vous êtes une politicienne de facto comme Julie Snyder, à quoi sert-il de détenir une société médiatique si vous ne pouvez pas exercer un control orwellien d’une échelle massive sur gagner le cœur et l’esprit des téléspectateurs?)

Snyder invoque le fait qu’elle est privée des crédits d’impôts gouvernementaux comme raison de ne pas pouvoir continuer produire des productions pour son entreprise (les « crédits d’impôts » est un nom de « fantasie » pour les cadeaux gratuits en forme de subventions gouvernementales).

Sa déclaration pourrait facilement donner l’impression au public que Productions J. n’est plus rentable sans subventions (mais garder à l’esprit que Snyder n’a jamais prononcé le mot « rentable » au cours de son discours.  Alors, je me pose la question si la question de « rentabilité » est la vraie question dans l’équation).

En mars 2015, le gouvernement Couillard coupa les crédits d’impôt pour les sociétés de production qui ne produisent que pour un seul réseau médiatique.  La raison invoquée est qu’une telle société est quasiment une compagnie interne par extension du réseau médiatique qui achète ces productions en question (Productions J. ne produit que pour TVA, tandis que d’autres entreprises de production – telle Fabienne Larouche – produisent pour plusieurs réseaux).

Le système des crédits d’impôts est en place afin de permettre une meilleure rentabilité pour les maisons de production qui doivent éliminer considérablement leurs marges face à leur concurrence, qui tentent eux aussi obtenir les mêmes contrats.

Cependant, si une maison de production ne doit pas livrer concurrence (telle Productions J., qui d’ailleurs est assurée une rentabilité en raison de la promesse d’octroi de contrats par TVA – la société de PKP), on pourrait dire que d’octroyer des subventions à une telle maison de production n’est qu’un gaspillage de fonds des contribuables.

Je vous offre un exemple simple::

Imaginez que vous êtes le/la propriétaire d’une épicerie.  Vous avez une équipe de 8 commis aux caisses qui mettent les produits achetés dans les sacs de plastique pour les clients.

Supposons que l’industrie de “l’emballage” (pas dans les épiceries) a droit aux crédits d’impôts du gouvernement à l’ordre de 14% à 20% sur le montant de leurs dépenses totales et sur leurs revenus.   Le gouvernement donne des “remboursements” car l’industrie de l’emballage est hautement compétitive – au point où les marges (et les chances d’obtenir de nouveaux contrats) sont si minces qu’il est trop facile de faire faillite.

Mais vous, avec votre épicerie, vous n’avez pas besoin d’embaucher une tièrce compagnie d’emballage (aux frais supplémentaires) pour mettre les produits dans les sacs des clients.  Alors l’industrie d’emballage n’a rien à faire avec vous.  Vous avez votre propre équipe de 8 commis (emballeurs).

Pourtant, un jour, vous constatez que si vous détachez, sur papier, votre équipe de 8 emballeurs de votre épicerie — et encore sur papier, si vous faites en sorte que l’équipe devienne sa propre société (à l’intérieur de votre épicerie même), vous aussi, vous pouvez recevoir un rabais gratuit du gouvernement de 14% à 20% sur l’équivalent de la valeur de tous les produits mis dans les sacs en plastique.

Mieux encore, vous auriez l’avantage de ne pas avoir les maux de tête des autres sociétés d’emballage qui doivent faire promener leurs commis ailleurs à la recherche du travail supplémentaire.  Et de plus, vous ne serez pas obligé de faire venir d’autres sociétés d’emballage travailler à l’intérieur de votre épicerie.

Vous demeurez content(e) parce que vous pouvez toujours controler les hausses salariales de votre équipe de commis, et votre équipe de commis demeureront heureux car ils seront toujours payés et n’auront pas a craindre d’être mises à la porte par d’autres travailleurs concurrentiels moins chers.

Bref, la seule chose qui change, c’est que vous, en tant que propriétaire de l’épicerie, reçevez une maudite grande somme d’argent gratuit des contribuables pour n’avoir rien fait — à part une modification sur papier du statut de vos employés.

C’est une situation semblable à qui est en train de déjouer devant nos yeux au petits écrans (sauf que Snyder et sa société se sont jointes à celle de PKP suite à leur rencontre).  La maison de production de Julie Snyder serait l’équipe de 8 commis (la société d’emballage), et vous êtes TVA (l’épicerie).

Puis il y a un hic additionnel:   Vous, le/la propriétaire de l’épicierie, est marié(e) avec le/la chef de l’équipe des commis emballeurs.   Félicitations!  Vous êtes riches, tous les deux!!

Dans de telles circonstances, les subventions ne servent que de remplir les poches de la maison de production plutôt que de la rendre plus rentable face à sa concurrence.  C’est un transfert direct des fonds des contribuables au bilan de l’entreprise.

En mars 2015, le gouvernement Couillard a déclaré que cela suffit.  Il a terminé l’ancien régime de crédit d’impôt aux sociétés qui ne livraient pas concurrence (et à l’heure actuelle, la société à Julie Snyder est la seule au Québec qui fonctionne de cette manière hautement bizarre).

Des restrictions aux subventions devraient exister pour toute société qui conclut un accord de relation exclusive.  Et il va de soi qu’une règle semblable s’appliquerait pour n’importe quelle société qui ne livre pas concurrence, et qui n’est pas exposée aux risques des pertes financières — même s’il n’y avait pas de question à l’égard de la société de Julie Snyder (N’ai-je pas raison?)

Fait peut-être plus intéressant encore; Snyder ne semble pas récolter aucun appuis publique des autres maisons de production.   Hormis un groupe de pression, personne dans l’industrie n’est sorti publiquement pour dire que le gouvernement avait tort (en effet, le premier ministre est allé jusqu’à dire qu’il avait l’appui de l’industrie, qui d’ailleurs se réjoui de sa décision).

Il ne fait aucun bon sens de donner de l’argent à volonté lorsque le récipiendaire ne livre aucune concurrence et n’en a pas besoin.  C’est plus vrai encore lorsque d’autres maisons de production qui livrent concurrence ont réduit leurs offres de contrat (et leur rentabilité), faisant qu’ils ont besoin désespérément des fonds afin de rester concurrentielles.

L’Hypocrisie des revendications à Snyder

Avant février 2014, une maison de production comme celle de Julie Snyder n’avait pas droit aux crédits d’impôts.

Il semble que tout allait bien à la société de Snyder avant février 2014, et ce sans recevoir des crédits d’impôts.  Malgré tout, La Voix et Le Banquier se trouvaient en haut des cotes d’écoute.  Et corrigez-moi si j’ai tort, mais j’avais le sentiment particulier qu’une petite et obscure émission qui s’appellait “Star Académie” aurait connu un certain succès… un tout petit succès.   Est-elle le fruit de mon imagination?

Mais sérieusement, peu après Star Académie, en hiver 2014 est venue l’amie à Julie Snyder Pauline Marois et son gouvernement péquiste.  Dans sa grande générosité, le gouvernement Marois a alloué des crédits d’impôts aux sociétés comme celles de Snyder.  Ce versement a eu lieu tout juste avant que PKP a fait le saut à deux pâtes dans l’arène avec le poing en l’air pour se joindre aux rangs de Marois (la table se dressait).

C’est par pure coïncidence que mon p’tit doigt me dit que les locaux du Parti Québécois se situaient convenablement au bout du même couloir, du même étage, du même édifice qu’occupaient les locaux de Productions J. de Julie Snyder (1200, avenue Papineau – Bureau 160 dans le cas de Snyder, Bureau 150 dans le cas du siège social du Parti Québec… Bon!  Regardez — Ils sont des voisins!  La porte à côté!  Voilà!!  Pourquoi j’ai l’image en tête d’une chambre d’hôtel avec une porte qui s’ouvre à la chambre d’à côté?)

Maintenant, revenons à hier, et Julie Snyder dit qu’elle ne peut plus fonctionner sans ses subventions.  Elle n’offre pourtant aucune explication pourquoi elle n’éprouvait aucune difficulté avant l’entrée en vigueur des subventions il y a 16 mois.

Mais aux fins de son allocution « tragique » d’hier, elle plaidait qu’elle ne pouvait tout simplement pas vivre sans ses subventions (« She could not live without them » — je crois bien qu’il s’agit d’une chanson de Mariah Carey, non?).

I CAN’T LIVE WITHOUT YOU — Mes subventions!!

Dans sa façon habituellement grandiloquente, Snyder a convoqué les caméras du Québec à sa conférence de presse afin de prononcer sa victimisation aux mains odieuses de Philippe Couillard.  Elle proclame la fin de sa carrière comme réalisateur des productions à la télé.

Pendant qu’elle faisait la morale au monde, on apprenait que la vie devait être tellement dur pour une certaine productrice nommée Julie Snyder.  Mais sur une note plus optimiste, on est sorti avec le sentiment que le séparatisme ne poserait aucune inconvenance pour personne!   Non — pour absolument personne – pas une âme.  En effet, la vie post-indépendance sera merveilleuse.  Malgré tout, les efforts de Julie feront qu’on devrait se réjouir à l’idée des familles brisés à travers le pays, d’un peuple brisé, et au fait que nos cœurs seraient arrachés de nos corps encore chauds avant d’être piétinés dans la boue.

Dans une performance digne du mauvais côté du monde du show-biz, pourquoi se contenter d’avoir le projecteur sur soi-même lorsqu’on peut l’arracher de ses adversaires? 

Je le trouve fort intéressant que Snyder ait choisi la journée d’hier pour lancer son cri de rivière souffrante.  Les preuves démontrent à quel point elle est une adepte du show-biz – in extrēmus.

Au début de sa conférence de presse, elle a dû croire le pointage Julie-0, reste du monde (RDM)-1.

Mais il est devenu vite évident qu’elle semblait vouloir régler son compte, et probablement bien plus encore.

  1. Elle a amené une avocate sur scène de sa conférence de presse pour déclarer que Snyder est la victime aux mains des Libéraux provinciaux. Pointage dans sa tête : Julie-1, RDM-1.
  2. Elle a fait venir une deuxième avocate pour dire que Snyder est la victime du sexisme et qu’elle ne se trouverait pas dans une situation semblable si elle était un homme (Vraiment? Sérieusement?  Alors, cela veut dire que PKP est une femme déguisée comme homme?  Car lui aussi, il subit les mêmes pressions de se dessaisir de son empire médiatique).  La carte maîtresse du sexisme qu’elle prétend nous flasher a rapport aux commentaires de François Legault (chef du parti CAQ) qui remontent à novembre 2014 lorsqu’il a appelé Snyder « la femme de l’autre ».  Dans sa tête:  Julie-2, RDM-1.
  3. Elle a décidé tenir sa conférence de presse la même journée que les Libéraux de Couillard annonçaient leur premier grand réinvestissement multi-milliardaire (La stratégie de la voie maritime) suivant la fin des compressions budgétaires de l’année. Snyder semble avoir choisi cette journée-là afin de voler la vedette à Couillard, et de recentrer les feux de la rampe directement sur son visage plein de larmes de crocodile.  Dans sa tête:  Julie-3, RDM-1.
  4. Par pur hasard (ouais), sa conférence de presse se tenait en même temps que l’annonce de la nouvelle plateforme Libéral fédérale sur l’environnement de Justin Trudeau (une que tout le monde attendait depuis longtemps… trop longtemps [et peut-être trop tard]). Encore, l’adepte du jour semble savoir comment jouer les caméras à son avantage.  Il va sans dire que les amis de Snyder au Bloc devaient se réjouir d’une telle tactique.  Dans sa tête:  Julie-4, RDM1.

Mais à la fin de la journée, il est devenu assez évident que Snyder voulait passer le message qu’elle demeure la seule personne au monde lésée.   Malgré tout, elle n’agirait jamais de façon sournoise elle-même (non… jamais — baff!).

J’ai hâte de voir comment elle va “manipuler” le sort de sa société.

Je conclurai par un ou deux conseils pour Julie

Si vous allez, en tant que femme d’affaires, vous engager de façon très publique au jeu très risqué qui joue sur la rupture d’un des meilleurs pays au monde, et la destruction des vies des millions de gens et de familles qui sont profondément attachés les uns aux autres (peu importe leur origines linguistiques), bon, vous devez être prête à subir les grosses bosses et les courbes raides de la chaussée sur laquelle vous vous êtes embarquée.

Et c’est d’autant plus important de faire ce constat si vous vous utilisez de vos affaires pour s’élever au-dessus des autres afin de gagner cœurs et âmes dans cette lutte politique.

La performance d’hier n’était qu’un exercice de marketing afin de marquer des buts politiques et pour recueillir l’appui public.

Tout comme vous voulez créer le pays de vos rêves (pour que vous puissiez se vanter être « la » superstar de votre propre pays à vous), il y a bien plus de gens au Canada (au Canada anglais et au Québec) qui partagent un intérêt très profond à se battre pour la survie de leur pays, et leur famille Francophone-Anglophone qu’on a tous créé ensemble.

Cependant, quand les choses ne se sont pas passées comme vous auriez voulu, pas besoin de brayer que vous êtes la victime des politiques d’amertume lorsque vous avez créé ces politiques vous-même (car si je ne me trompe pas, c’est vous qui avez fait le saut en politique bien avant votre mari).

Août 2012 (18 mois avant le saut en politique de son époux, PKP)

« Comme on fait son lit, on se couche », selon le proverbe connu.

C’est dommage: Les productions de votre maison de production sont d’une grande qualité et me plaisait vraiment avant que vous et votre époux les avez politisé.   Je me sens mal pour tous les merveilleux chanteurs et artistes qui sont entraînés dans le bourbier de vos actions (mais je présume que vous allez continuer opérer le côté musique de votre société comme d’habitude).

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ADDENDUM:  2015-06-30

Voici un excellent reportage de RDI avec les chiffres qui vient de confirmer beaucoup de ce que je viens de dire:  http://ici.radio-canada.ca/audio-video/media-7309560/mur-video-julie-snyder-abandonne

ADDENDUM MAJEUR QUI CONFIRME JUSTEMMENT CE QUE J’AVAIS PRÉDIS ALLAIT ARRIVER: 2015-07-13

Bon, regarder ce qui viens d’arriver…

Pour un montant “secret” ($1??), Julie viens de vendre l’aspect télévision de Productions J à son ami et ancien collaborateur, Benoît Clermont.  Clermont va continuer produire les mêmes émissions de Productions J (La Voix, etc.).

Il aurait du être très bien payé ces quelques dernières années afin de pouvoir acheter une telle société pour une valeur juste.  Mais tout ce gang refuse d’en parler aux médias, alors nous sommes dans le noir quant à tout sujet qui touche cette transaction.

Intéressant.

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