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Katherine Levac (#30) — Move over Acadie… and “Bonjour Ontario!”

“Tant à Découvrir”: The Ontario Government’s French Licence Plates issued to the public… Seen on vehicles across Ontario. If you keep your eyes open for them, you’ll spot them around Toronto, and elsewhere.

Wow!  It looks like we’re experiencing somewhat of an “Ontario invasion” of Franco-Ontariens, out to conquer Montréwood!

Just as it’s written on Ontario’s French license plates, it really does look like there is “Tant à découvrir!”

Move on over Acadia! (traditionally long known as a hot-bed of artistic talent outside of Québec), and BONJOUR ONTARIO!   

Whether it’s Marie-Mai or Véronique DiCaire, Roch Castonguay or Chantal Hébert (she’s been spoofed a number of times on the pop-scene… so, hey, I count her in)… from Chuck Labelle, to Roy Dupuis, Damien Robitaille, Mathieu Pichette and Julien Tremblay … with double the Francophone population of Acadia (over 500,000 in Ontario alone), there seems to be a wave of talent coming from Ontario, attracted to the lights of Montréwood.

Katherine Levac is no exception.  This talented Ontaroise comedian made her big debut onto the public stage last February and March on the pilot episodes of Télé-Québec’s SNL Québec (yes indeed… Québec now has its own French version of the famous New York comedy program “Saturday Night Live”).

The original SNL has been one of my favorite shows since childhood, so I made a definite point of watching the first two SNL Québec episodes as soon as they aired (you can catch them on Télé-Québec’s website by clicking HERE [1] and HERE [2]).

Like most of the public, I had never seen or heard of Katherine Levac until that point.   But the public is always looking for something new in comedy — and Levac brilliantly pulled off the funniest skits as Page Beaulieu, a Franco-Ontarienne; blabbering away like a twit in a not-so-eloquent, exaggerated Southwest Ontario Francophone accent with a very strong English-influenced intonation.   Little did I know at that the time that Levac herself was Franco-Onterienne, from the Eastern Ontario Francophone belt (her natural Ontario French accent from Eastern Ontario is quite different than the Ontario French accent spoken in SW Ontario, but nonetheless, she was perfect fit for the role).   Since then, Levac has repeatedly appeared on television this past spring and summer, has appeared on numerous radio programs, and even made a stage-appearance the other evening at the Prix Gémeaux Awards (you can’t get much bigger than that!!).   It looks like she is that new spark that the public has been craving.

If the past successes of the original SNL stars from New York (many of whom were Anglo-Canadian) proves to be an accurate yard stick… I think we’re going to see a LOT of Katherine Levac, for many years to come !!

Télé-Québec has decided to produce an episode of SNL Québec once every month.   The next one will be airing on Saturday, September 20th at 7:00pm on Télé-Québec.  There will be a pre-airing show on Friday, September 19th at 10:00pm.   If your regional television provider elsewhere in Canada (ie: West of Toronto and Windsor or East of New Brunswick) does not carry Télé-Québec, don’t worry… just wait a few days until after the airing and then check Télé-Québec’s website by clicking HERE (let’s keep our fingers crossed that the full episodes will be posted online).

Oh… and the next episode is supposed to be hosted by Normand Brathwaite (the subject of an earlier post).

So with SNL and L’Été indien as “the” shows to watch this weekend, I wish you happy viewing, and a good end to your week!

L’Ontario francophone — Grand, fort, fier, mais souvent peu visible dans l’esprit des autres (#224)

Ce billet vous présente un résumé des quelques billets précédents qui faisaient partie d’une courte série portant sur l’Ontario francophone et les Franco-Ontariens.

Le fond de l’affaire portait sur quatre thématiques ;

  1. Le fait que la population Franco-Ontarienne est deux fois plus grande de celle des Acadiens, mais que l’Ontario Francophone n’attire qu’une fraction de l’attention qu’attire les Acadiens dans l’esprit des autres,
  2. Que les Francophones étaient le peuple fondateur de l’Ontario, et qu’ils y demeurent toujours depuis 400 ans – de l’époque de Samuel de Champlain, qui y a vécu juste au nord de ce qui est maintenant la grande région de Toronto.
  3. Qu’il existe un vaste réseau d’organismes et d’infrastructure francophone en place pour soutenir la population francophone de l’Ontario – au point où le nombre de gens qui parle français à la maison a subi une croissance de 9,5 % entre 2006 et 2011 – chiffre officiel de Stat-Can (Je crois bien qu’il s’agit du taux de croissance du français parlé à la maison le plus élevé dans toutes les Amériques… Assez dois-je dire pour dynamiter à néant ce que le PQ aimerait nous faire croire).
  4. Que malgré le fait qu’il n’a jamais été aussi facile de vivre et bâtir sa vie en français en Ontario, il reste encore certains défis, notamment comment rehausser l’image de l’Ontario francophone auprès des autres (du Québec, auprès des Anglophones, et auprès des pays à l’étranger) afin que les aspects positifs qui pourraient en découler d’une reconnaissance et d’une visibilité accrue puissent trouver leur chemin.

Official flag of Ontario Francophones and Francophiles - often seen flying province-wide in front of government institutions and by private individuals.

Parcourons bièvement chacune de ces thématiques :

Premier Point

Le fait que la population Franco-Ontarienne est deux fois plus grande que celle des Acadiens, mais que l’Ontario Francophone n’attire qu’une fraction de l’attention face aux Acadiens :

Quelques faits au sujet des Franco-Ontariens:  Ils / elles…

  • comptent plusieurs accents régionaux différents en français (j’ai déjà écrit un billet à ce sujet il y a quelques mois)
  • ont l’histoire aussi longue que celle des Québécois et des Acadiens. On peut même dire que Samuel de Champlain était, avec Étienne Brulé, le fondateur de l’Ontario.  Le coin où il a vécu et où il avait fondé sa communauté en 1615 parle toujours le français jusqu’à nos jours (Midland-Tiny-Penetanguishene, 90 minutes de route au nord de Toronto).
  • comptent une multitude de vedettes parmi leurs rangs, qui se sont tournées vers Montréwood pour favoriser leur entrée sur le plateau central (un peu comme le font les vedettes du Royaume-Uni, de l’Australie, du Canada anglais, et de la Nouvelle-Zélande lorsqu’ils se tournent vers Hollywood aux É-U afin de trouver la gloire et la fortune). Parmi les plus connues des temps récents sont Marie-Mai, Véronic DiCaire et Katherine Levac.
  • nous ont donné beaucoup de nos politiciens qui ont eu un impact sur nous tous au Canada, tel l’ancien premier ministre du Canada, Paul Martin (Franco-Ontarien de Windsor).
  • ont un gouvernement provincial, des hôpitaux, et des écoles de tout niveau qui desservent la population en français à travers la province.
  • forment 85% à 90% de la population dans certains coins de la province – des régions plus “francophones” que beaucoup d’endroits au Québec même.
  • ont leur propre industrie médiatique. Côté télévision, Rad-Can a des studios éparpillés un peu partout en province, UNIS diffuse partout au Canada à partir de Toronto, et TFO de Toronto est peut-être le plus grand diffuseur éducatif en Amérique du Nord.  Côté presse écrite, Le Droit d’Ottawa demeure un des plus grands journaux quotidiens au Canada.
  • partage leur province avec une des populations anglophones les plus bilingues au Canada et en Amérique du Nord (en 2011, on comptait 1,500,000 personnes bilingues en Ontario, qui peuvent tenir une conversation en français, selon Stat-Can). Ce fait facilite beaucoup l’accès aux services et à l’infrastructure en français à travers la province – car les rouages gouvernementaux tirent de cette population bilingue afin d’offrir ses services en français.

Les gestes et les avancements sur tous ces fronts progressent à un rythme du jamais vu depuis plus que 100 ans – au point où que les premiers mots du discours de la victoire de 2014 du nouveau maire de Toronto, John Tory, furent prononcés en directe à la télévision en français, et non pas en anglais.

Mais malgré tout ce progrès, malgré une population aussi enracinée que celle de l’Acadie et du Québec – et malgré une population deux fois plus grande que celle de l’Acadie, l’Ontario Francophone demeure toujours relégué loin derrière l’Acadie dans l’esprit des Québécois, de beaucoup d’Anglophones ailleurs au Canada, et d’autres pays.

C’est un mystère qui me bafoue – et beaucoup de Franco-Ontariens le trouve choquant.

Deuxième point :

Cette année en Ontario, les Francophones et anglophones célèbrent ensemble le 400e anniversaire du français en Ontario, et la fondation des racines de la province par Samuel de Champlain – un héritage qui parle fort jusqu’à nos jours.

La célébration s’appelle “ONTARIO 400” – qui durera l’année longue, partout en province.   Le site web se trouve ici : http://ontario400.ca/.  Croyez-moi quand je vous dis qu’il vaut vraiment la peine d’y jeter un coup d’œil.

Troisième point

Le réseau d’organismes et d’infrastructure francophone mis en place pour soutenir la population francophone en Ontario en est parmi les plus grands au monde, en dehors de l’Europe.  Ce que je trouve fascinant, c’est que la grande partie du réseau demeure indépendante de tout gouvernement.   S’il vous intéresse, j’ai offert quelques liens qui ne sont que la pointe de l’iceberg :   Links related to everything “Franco-Ontarian” or “Ontarois (#221)”  

Quatrième point

Il reste toujours un défi de savoir comment rehausser l’image de l’Ontario francophone auprès des autres (au Québec, auprès des Anglophones, et auprès de ceux à l’étranger) afin que les aspects positifs qui pourrait découler d’une telle reconnaissant et d’une telle visibilité accrue puissent trouver leur chemin en Ontario.

J’ai abordé onze points que je soupçonne d’être à l’origine des raisons pour lesquelles les Franco-Ontariens ne bénéficient pas d’une plus grande reconnaissance à l’extérieur de ses frontières.   Certaines des raisons invoquées sont assez controversées – au point où queleques uns des points suivants ne sont que rarement discutés publiquement, hormis un chuchotement très discret parmi les francophones en Ontario eux-mêmes.  J’ai l’impression personnelle qu’il n’y a pas grand monde qui ose en parler publiquement.  Mais moi, j’y ai osé dans le billet précédent en anglais (et ce, en détail).

À tort ou à raision, la voici la liste des raisons telle que je les voie:

A.  Une dilution institutionnelle – Par ceci j’entends dire que beaucoup d’institutions fréquentées par les Francophones sont des institutions partagées avec les Anglophones de la province (des institutions bilingues). À titre d’exemple, les hôpitaux à Toronto et ailleurs offrent leurs services en français.  Et ça va de même pour beaucoup d’universités.  Mais au fond, elles sont des institutions “anglophones” qui offrent des services en français.    Puisque ces institutions ne sont pas “Francophones unilingues”, elles ne bénéficient pas du même niveau de reconnaissance que les institutions Francophones de l’Acadie.

B.  Le parcellement de la population francophone – La population francophone de l’Ontario se trouve aux quatre coins de la province. Il faut se rappeler que l’Ontario est 10% la grandeur de l’Europe (40% plus grand que la France), mais ne compte que 613,000 Francophones qui ont le français comme langue principale à la maison.  Même avec deux fois la population de l’Acadie, les Francophones de l’Ontario sont dilués par la distance qui les sépare les uns les autres.

C.  L’Éloignement géographique Les régions les plus francophones de la province (où tout se déroule en français) sont quand même très loin des grandes villes (à titre d’exemple, l’haute-région francophone de l’autoroute 11 se trouve à 12 heures de route directement au nord de Toronto – c’est loin 12 heures!).

D.  La province, dans son ensemble, n’est pas “officiellement bilingue” Tout le monde reconnait les Acadiens en grande partie en raison du milieu dans lequel ils vivent. Malgré tout, c’est le Nouveau-Brunswick qui est officiellement bilingue dans son ensemble.   En Ontario, il existe plusieurs grandes régions qui sont officiellement bilingues (au même niveau du bilinguisme que l’on trouverait au Nouveau-Brunswick).  Cependant, la province elle-même n’est que “fonctionnellement bilingue” et non pas “officiellement bilingue” (il existe une différence, et une juridiction dite “fonctionnellement bilingue” n’attirerait pas autant d’attention dans l’esprit des autres).

E.  Une sphère médiatique franco-Ontarien “peu visible”Si la société dans laquelle vous vivez compte un grand nombre d’organes médiatiques hautement visibles, tels des réseaux de télévision qui penchent fortement sur les nouvelles, ou même des télé-divertissements populaires (un peu comme on voit à TVA, LCN, etc.), votre société serait plus visible aux autres. En Ontario, on a des organes médiatiques, mais elles sont spécialisées ou elles font partie d’un réseau pancanadien et ne sont pas “franco-ontariens” en soient.  C’est en partie la raison pour laquelle les vedettes québécoises sont toujours les invités d’honneur en France, et mêmes les vedettes acadiennes (comme Roch Vosine, Natasha St-Pier, etc.).   Mais jamais les Franco-Ontariens (pleinement bizarre!, et décevant — c’est vraiment décevant d’ailleurs)

F.  Des accents franco-ontariens qui s’assimilent facilement à ceux du Québec lorsque les artistes Franco-Ontariens font le grand saut à Montréwood Beaucoup de vedettes Francophones qui quitte l’Ontario pour trouver la gloire à Montréwood (la scène artistique et des médias à Montréal) est souvent confondue avec les vedettes du Québec.  Oui, les accents en Ontario sont différents, mais ils font partie de la même branche d’accents de ceux du Québec (une branche qui les relient tous auprès de la même famille d’accents qu’on voit aussi loin que la Colombie-Britannique, les Prairies, l’Ontario, et jusqu’au Québec).

Côté personnel, c’est justemment pour cette raison, que lorsque je voyage au Québec, si souvent on me prend moi-même pour quelqu’un de la Côte-nord du Québec, malgré le fait que mon accent porte plutôt des traits franco-albertains.  C’est justemment parce que le français des prairies fait quand-même partie de la même branche que le français de l’Ontario et celle du Québec).

Cela fait que les Franco-Ontariens ne soient pas aussi “perceptibles” à Montréwood que le sont les Acadiens, qui parlent avec un accent et un style de langage très différent (le français des Acadiens vient d’une branche à part vue ses origines)

G.  Un manque d’entreprises et de sociétés à “grande-échelle” en Ontario qui ont le français comme langue de travail Des sociétés à grand-échelle qui génèrent de l’argent captent l’attention du monde entier (et certainement à l’intérieur du même pays). Il existe une multitude d’entreprises francophones en Ontario, mais lorsqu’ils atteignent une certaine grandeur, leurs opérations internes se font généralement en anglais.  Cela veut dire que l’Ontario Francophone aurait perdu cette visibilité côté affaires.

H.  Il existe toujours les “deux solitudes” entre Québec et les autres Francophones du CanadaAu Québec, en école et dans les médias, on n’apprend carrément rien sur l’Ontario Francophone, mais on en apprend sur l’Acadie. Probablement les raisons trouvent leurs origines dans les vieilles chicanes politiques qui datent de l’année du siège.  Dans le temps, le PQ et ces prédécesseurs ultra-nationalistes faisaient tout ce qu’ils pouvaient pour se distancer de l’Ontario.  On voyait l’Ontario comme une méchante province “Anglophone”, et on se foutait de tout ce qui avait rapport à l’Ontario, y compris ses Francophones.  Heureusement la donne change petit à petit – mais il prendra encore un bon bout de temps avant que l’Ontario francophone s’enracine dans la conscience collective du Québec.

I.  Une participation internationale assez “douce”La nature du statut bilingue du Nouveau-Brunswick fait que la province puisse se joindre à plusieurs organismes internationaux — telle la francophonie internationale — à titre de membre à part entier (au même niveau que la France, le Canada et le Québec). L’Ontario n’a pas ce droit;  peut-être parce que le gouvernement n’y met pas l’accent, peut-être parce que la province n’est pas officiellement bilingue.  Un manque d’adhérence aux organismes internationaux (au nom des Franco-Ontariens) nuit à la visibilité et au prestige des Franco-Ontariens à l’échelle internationale.

J.  Ottawa (la ville), au plan civique, n’est pas encore “officiellement bilingue” Ottawa est déjà une ville dite “fonctionnellement bilingue”, mais non pas “officiellement bilingue”. Qu’elle est la différence?  En réalité, sur le terrain, il n’y a pas une si grande différence.  La ville se permet déjà d’offrir tous ses services en français.

Une désignation “bilingue” serait plutôt une question de dignité et de respect pour les habitants de la ville, de la région, et du pays en général.  Mais une désignation bilingue pourrait ouvrir la porte à d’autres mesures, telles l’obligation d’un affichage extérieur bilingue au niveau des entreprises – et même plus encore.   Mais je crois que la plupart du monde qui se lutte pour une désignation bilingue se contenterait d’une désignation simple (plutôt que d’amener le débat et ses implications aux extrémités de la terre).

Cependant, c’est un débat qui court depuis les années 1960.  Le débat, irait-il un jour mener aux protestations dans la rue?  Peut-être – mais je ne suis pas sûr.  Si on veut hausser le ton, bien-sûr la possibilité est bien là.   Il va dépendre la volonté des Francophones, de leurs alliés et amis Francophiles et Anglophones, et la façon dont ils s’organise pour mettre le projet de l’avant (25% de la population côté “ouest” de la rivière est francophone.  85% de la rive “est” est également francophone.  Les sondages démontrent que 25% à 35% des anglophones de la ville sont, sans équivoque, dans le camp des francophones sur la question de faire d’Ottawa une ville bilingue.  Et une grande partie de ce qui reste de la population “n’est pas” forcément contre l’idée.  D’autant plus, les Anglophones ailleurs au Canada — et surtout les Francophones ailleurs au Canada — ne sont pas contré l’idée).

K.  Manque de pouvoir d’attraction aux yeux des immigrants francophones:

Les immigrants s’installe où il y a des emplois en français.  Ce n’est pas dû à l’existence des “programmes d’immigration” qui les incitent à s’installer en Ontario.

Si on veut des immigrants, il faut créer une économie qui fonctionne “en français”.

Alors, plutôt que d’entamer des nouveaux programmes d’immigration, il faut créer des institutions qui soutienne l’épanouissement de l’industrie — et des sociétés qui opèrent en français.

Sans ça, les immigrants viendront pas, point.  (Croyez-vous qu’une personne qui parle le finlandais irait immigrer dans un zone où le travail se déroule en suedois?  Bien sur que non!   Si vous le croyez, il faut maintenant arrêter de rêver en couleur).

Solution:  Ceux qui militent pour la survie des communautés francophones en milieux minoritaires doivent arrêter de mendier auprès du gouvernement fédéral et doivent fonder des:

  • banques de développment
  • sociétés privés de gestion des pensions pour ceux qui travaillent dans des sociétés qui opèrent en français
  • universités “privés”, indépendants des gouvernement, pour s’assurer un main-d’oeuvre qui alimente les sociétés francophones en milieu minoritaire
  • un movement de révolution tranquille en Ontario – penché sur les affaires.   Autrement ces militants seraient eux aussi en partie responsables pour la mort de la communauté “à petit feu” — et non seulement l’inaction de nos gouvernements.  Désolé, mais ne mâchons pas nos mots.

Au fur et à mesure que la société Franco-Ontarienne continue d’évoluer et de se diversifier, il serait fort intéressant de voir comment son profil, aux yeux des autres, changera avec le temps.

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SERIES:  FRANCOPHONE ONTARIO & ONTAROIS (6 POSTS)

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Why Franco-Ontarians are not better recognized in a pan-Canadian sense, or internationally – Part 1 of 2 (#222)

Let’s continue this mini blog-post series on Francophone Ontario.  I recognize that the next couple of posts will be controversial.  If you agree with what I’m about to say, then wonderful.  If you do not, then just take what I am about to say with a grain of salt.  Regardless, I hope you find them insightful and through provoking.

The first post in this mini blog-post series put forth a number of statistics concerning Francophone Ontario (see “Les Ontarois”: More than double Acadia’s population, yet they rarely get outside attention”).   I also discussed that Francophone Ontario is often greatly overlooked by other Anglophones and Francophones – both within and outside of Canada.  In many ways, Francophone Ontario unjustly gets the short end of the stick in terms of national or international recognition.

I highlighted the fact that Acadian culture and language often garners much more attention than Francophone Ontario…

  • despite that Acadia’s population being less than half that of Francophone Ontario’s,
  • despite that the rate of growth of French as the spoken home language in Ontario (9.5% growth from 2006 to 2011) far outpaces that of Acadia’s (and even Québec’s), and
  • despite the fact that Ontario’s drive towards bilingualism has reached the point that almost 1,500,000 residents in Ontario are now able to hold a conversation in French (the above numbers all come from Statistics Canada, 2011).

e.cd2

Based on the statistics, Francophone Ontario is seemingly leaving Acadia behind to eat its dust (strong words – and I do not mean to “slight” Acadia in any way.   But on the surface, the statistics seem to indicate that Ontario’s weight in this respect far outpaces Acadia’s on many fronts).

So why then does Francophone Ontario (and why do Franco-Ontarians) not receive more attention and recognition outside Ontario – or at least as much attention as Acadia?

This is the magic question.  It is also a very controversial question.   I believe it all comes down to nuances.  I’ll let you know some of my thoughts on the various reasons:

1.  Institutional Dilution

Although Ontario has institutions throughout the province which provide medical, long-term healthcare, post-secondary education, banking, commercial, transportation, and other services in French, there is a lack of institutions which provide services solely in French (there is no “Francophone” university in Ontario like there is in Alberta, New Brunswick, Manitoba or New Brunswick – something which absolutely boggles my mind considering the size of Ontario’s Francophone population).   Francophone institutions tend to stand out and get more attention in people’s minds than “bilingual” institutions.   Example:  Everyone knows Université St-Boniface in Winnipeg or the Université de Moncton.   They’re strong and loud symbols of a province’s Francophone nature.

Even though Franco-Ontarians can attend university in French at institutions such as Guelph University, the University of Ottawa, York University, Laurentian University, University of Sudbury, and others, these universities are first and foremost “thought of” as Anglophone universities – and most non-Francophones are not even aware of their bilingual nature.  (L’Université de Hearst is the sole university in Ontario which operates completely in French – but it is small, remote, and most people have not even heard of it).

Unilingual minority-language operated institutions can vastly bolster a minority’s presence, vitality and notoriety.  McGill and Concordia Universities in Québec are perfect examples.  They operate in English in a minority language setting in Montréal – and everyone knows of Montréal’s and Québec’s Anglophone community (which is even smaller than Ontario’s Francophone community!).

Regarding health care services, there is one French-first-language hospital in Ontario, Hôpital Montfort in Ottawa, but considering that Ontario’s Francophone population is greater than Regina’s, Saskatoon’s and Moncton’s total Anglophone and Francophone populations combined, you would think there would be more than just one Francophone hospital in Ontario.  More hospitals certainly would add more visibility.

2.  Population Parcelling

Ontario’s Francophones are spread throughout a vast land.  Ontario is huge.  If you were to enter Ontario at its Westernmost point on the Trans-Canada, it would take 25 hours of straight driving (two to three days at 8 to 12 hours every day) to reach the province’s Easternmost point (where the Ontario 417 or 401 expressways enters Québec).

Unlike Acadia’s Francophones, or Québec’s Anglophones, Ontario’s Francophones are not (for the most part) concentrated in one single area.   Because of this (with the exceptions of Eastern Ontario and the Highway 11 corridor), you would not necessarily hear French every day when walking down the street in Ontario.  This leads to an inaccurate perception of “invisibility”.  Toronto may have tens and tens of thousands of Francophones, but their presence is diluted by the sheer size of Toronto’s Anglophone population (in terms of numbers, Toronto has the second or third largest Francophone population in Canada outside Québec, but at first glance you would not necessarily notice it owing to the dilution of the Francophone population by the size of its Anglophone population).

3.  Geographic Remoteness

The most Francophone communities in Ontario tend to be quite remote, in the sense that they are very far from Ontario’s most populous regions.  This has given rise to a phenomenon of a “parcelling” of Ontario’s Francophone population, of its accent zones, and its various lifestyles (city versus rural, North versus South, East versus West — all with huge distances in between).

Hence, Francophone Ontario becomes a case of “out of sight, out of mind”.   Example:  Even though the towns all along the “Highway 11 Francophone Corridor” have populations which are 85% to 95% Francophone (even more “Francophone” than many parts of Québec), it is nonetheless a region which is a 12 hour drive from Toronto.  Many people I met in Toronto have never even heard of Ontario’s Highway 11 Francophone Corridor (I was stunned when I moved to Toronto and found out that local Anglophone Ontarians had no idea of how Francophone Ontario’s far north tends to be.  When driving through it, you could easily believe you were driving through Québec).  Most people are ignorant to the fact that anything along a 300 kilometre stretch of highway 11 basically has French as its first operating language.   From Toronto, you could drive to Nashville (Tennessee), St. Louis (Missouri), Charlotte (North Carolina), or Edmundston (New Brunswick) in the same amount of time (or less) than what it would take to drive to the Highway 11 Corridor.   Like I said… “Out of sight, out of mind”.

4.  A lack of a designation of “Official” Bilingualism

Unlike New Brunswick, Ontario has not declared itself “officially bilingual” (it has simply declared various “regions” of the province as officially bilingual).  Because New Brunswick is “officially” bilingual as a whole, it garners a LOT of attention.  There is instant recognition everywhere that there exists a reason why New Brunswick is officially bilingual.

Although Ontario offers “functionally bilingual” services at a provincial and municipal level, and although in practical terms there is not much difference between being “functionally bilingual” and “officially bilingual”, the difference in perceptions can be night and day.

Perceptions are formed from gestures, and actions speak louder than words.  If the gestures are not there (such as declaring the province officially bilingual), then outside recognition of the French fact simply does not follow.  It may not be fair, but that’s how it works.

5.  A lack of certain types of “Highly Visible” popular mainstream television media in Francophone Ontario

Right or wrong, societies are often judged by the strength of their television media.  If a country or society has a strong TV media presence with a very strong home-grown news and entertainment component, such societies tend to garner external recognition as being a strong, healthy, influential society (television is influence, and it serves as a statement in itself).  Imagine if Argentina had no home-grown news networks or no major home-grown popular entertainment television networks, but if Chile did.  The outside world’s perception of Chile versus Argentina would be very different (Argentina probably would likely be afforded very little thought).

Francophone Ontario is sort of facing a similar situation.  There are three major Francophone TV networks operating out of Ontario;   UNIS, TFO and Radio-Canada.  However, despite having sizeable Ontario studios, UNIS and Radio-Canada are not seen as home-grown or Franco-Ontarian, since they operate everywhere in Canada and are viewed as “national” in character.  TFO is considered too much of a specialty channel (an education channel with much of its focus on children’s programming or non-Ontario origin movies / shows).  Thus is tough for Franco-Ontarians to be taken seriously as a strong, vibrant community in the eyes of others when such a community of this size doesn’t even have its own popular television networks which operate along the lines of TVA, LCN, or others.

6.  A lack of a distinguished French “accent” when Franco-Ontarians make the pop-culture jump to Montréwood

When Franco-Ontarians make it big in Montréwood (ie:  Marie-Mai, or Véronique DiCaire), they tend not to get labelled as Franco-Ontarians, and often are incorrectly labelled as Québécois.  (It’s quite similar to a phenomenon which Anglophone Canadians face when they take Hollywood by storm, ie:  how many Americans or people elsewhere in the world know that William Shatner, Justin Bieber, Pamela Anderson, Michael J. Fox, Jason Priestly and many many others are Canadian and not American?)

Because the style of French spoken in Ontario is of the same “branch” as Québécois French (a branch of French which exists from British Columbia, through the prairies, across Ontario, and all throughout Québec), Franco-Ontarian celebrities in Montréwood simply “blend in”.  (Of course there are some exceptions, such as Katherine Levac who kept Her East-Ontario accent when she made the jump to Montréwood).  However Acadian-style French is from a different branch of French and sounds completely different.

Therefore, when Acadians make it big in Montréwood, they tend to stick out like a sore thumb — just as the British do when they take Hollywood by storm, ie: Sean Connery or Adele.

The above offered you six reasons why I believe that Franco-Ontarians are not more visible on a pan-Canadian stage, or international stage.  However, I believe there are five additional reasons — fivereasons which are much more controversial than the above reasons.

The next post will offer you what I believe are these five additional reasons.

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SERIES:  FRANCOPHONE ONTARIO & ONTAROIS (6 POSTS)

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The end of SNL Québec? (#216)

Télé-Québec (Québec’s public television broadcaster, but perhaps only in fourth of fifth place in terms of ratings among non-specialty channels) is currently undergoing a round of budget cuts.

Last September, they launched Saturday Night Live Québec (SNL Québec).  The novice comedians of the new series became instant stars and household names across Québec and Francophone Canada.   They have since forged a high-profile media presence for themselves on talk shows, at comedy festivals, and in television and media in general.  In a nutshell, SNL Québec allowed us to view the making of new TV stars (and boy, have they been high-profile the last few months).

However, the nature of Télé-Québec’s cutbacks have finally hit home, and they had to cancel SNL Québec.   Last night’s airing could very well have been the LAST episode ever made.

For the moment, you can still view prior SNL episodes on Télé-Québec’s website, here:  http://snlquebec.telequebec.tv/emissions

I’ve seen it mentioned in the media a few times that Télé-Québec is trying to sell the program to a different network- but only time will tell if they succeed.

Regardless of whether or not another network buys the show, the following TV stars have been born and are taking new roles across all media platforms:

  • Phil Roy
  • Virginie Fortin
  • Mathieu Quesnel
  • Léane Labrèche-Dor
  • Pier-Luc Funk
  • Katherine Levac 

The show may have come to an abrupt end, but I have a feeling these six individuals will continue to be highly visible for many years to come.

Véronic DiCaire – Who is that singing? (#167)

Véronic DiCaire has become a singing sensation on two fronts, both here on the homefront as well as abroad.    She has a career as a singer, with a couple of really good albums to her name.   But she has become wildly famous for being able to impersonate over 50 celebrities (you would swear she is actually Céline Dion if you were to listen to her sing with your eyes shut… I’ll provide a link to her official YouTube channel below).

A couple of nights ago, I happend to see her in a whole new light, which is prompting me to write this post.   I’ll get to this a bit later.  But first, let’s begin from the end (the big stuff), and then quickly work backwards.

DiCaire has become a star who had a permanent show in Vegas (at least until it was no longer permanent), doing her singing impersonations.  She has been a coach/judge on France’s X-Factor, and she has had numerous televised specials in Francophone Switzerland, in France, and here at home, in Montréwood.

How she came to this point is a bit of an interesting story… (un alignement fortuit des astres en sortes, if you’re looking for a new expression in French).   

First, Véronic DiCaire is not from Québec.  She is Franco-Ontarienne (or Ontaroise as Franco-Ontariens are now being called more-and-more) from the community of Embrun, not far from Ottawa, in the francophone region of Eastern Ontario. However much of her career has centred around Montréwood, where she found some of her big breaks.

DiCaire performed in numerous stage musicals from the time she was a young lady in the early 2000s, performing in Montréal, as well as in Paris.   It introduced her to some of the larger names in Montréwood’s pop-culture industry and resulted in an album which brought her more attention as a Felix nominee in 2005.

Things moved quite fast and she became an opening act for Céline Dion’s Taking Chances tour around 2008, doing singing impersonations of other celebrities.  René Angélil was won over and he sent her on tour as as star in her own right, across Québec, France, Belgium and Switzerland.

Her impersonation talents and hit performances have since made her a household name in Francophone Canada, across Francophone Europe, and with many Anglophones.  It’s safe to say she has pop-star status.

At the beginning of this post I mentioned I just saw her in a whole new light.   Véronic DiCaire just finished hosting SNL Québec (Québec’s version of Saturday Night Live) – and she was amazing!!  I have never seen her in this light before and her acting talents are just as good as her voice.  When I watched her introduction at the start of the show, the way she was carrying herself and the way she joked immediately reminded me of the type of charm Cameron Diaz radiates.   Check it out and see if I’m wrong.  You can watch the episode yourself on Télé-Québec’s website here:  http://zonevideo.telequebec.tv/media/19936/veronic-dicaire/snl-quebec.

Something else which is kind of interesting… she shared the stage in SNL with Katherine Levac who is also Ontaroise, from a community just down the road from where DiCaire grew up.

Véronic DiCaire’s official website is http://veronicdicaire.com/

Official videos can be viewed on her on her YouTube channel here: https://www.youtube.com/watch?v=BuKhv2Zf2Fo&feature=youtu.be

If you’re in France, Eastern Ontario, Belgium, Québec, or Switzerland over the next few months, see if you can catch one of her shows.

Please stick to official sites and do not pirate.  Our artists are part of our cultural heritage.

2015-02-02


UPDATE 2015-02-06:  

DiCaire just annonced she will be doing pan-Canadian tours in English for Anglophones and also in French for Francophones in Western Canada, Ontario and Acadia.  Refer to her official website in the coming months for dates, locations and tickets.