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Les préjugés à l’égard de l’Alberta : La question de la “laïcité provinciale” – 2 sur 6 (#250)

(Au moment de l’écriture de ce billet, le NPD n’était pas encore au pouvoir en Alberta.  Le fait que le NPD a pu gagner l’élection albertaine avec une victoire majoritaire écrasante ne fait que confirmer et qu’accentuer les indices et tendances dont j’ai parlé dans cette série de six billets.  Et oui, le choix d’orange pour cette préambule n’est pas un hasard 😉 ). 

Lors du dernier billet, j’ai fait mention que j’allais aborder trois “sphères” de préjugés que conservent beaucoup de Québécois à l’égard de l’Alberta et les Albertains.   Un de ses préjugés que fouette la société sans relâche (et sans fondement) est celui de la question de la “religiosité” de l’Alberta, et sur l’hypothèse d’un agenda politique caché de la province, fondé sur la religion.

Il n’y a pas de doute que la société Québécoise valorise l’aspect laïque de sa cohésion sociétale.  Mais les tendances laïques au Canada ne se confinent pas seulement à l’intérieur des frontières québécoises ou parmi seulement le peuple québécois.

Je vous offre les statistiques suivantes, et beaucoup d’entre vous vont sans doute les trouver étonnantes.

Selon Statistiques Canada (2010), parmi les Albertains qui se déclarent être religieux:

  1. 71,3% des gens se déclarent être des chrétiens dans le sens traditionnel (avec le reste étant “spirituel” de nature floue ou personnelle, ou issus d’autres religions)
  2. Au Québec, 90,2% des gens se déclarent être chrétiens dans le sens traditionnel (avec le reste étant “spirituel” de nature floue ou personnelle, ou issus d’autres religions).

Ces derniers chiffres dénotent que même parmi ceux qui se déclarent être religieux, la proportion des Albertains religieux qui “pratiquent” leur religion dans le sens traditionnel (organisé) n’est que dans 71,3%  des gens.  Les autres gardent leurs croyances spirituelles à eux, ou sont issus d’une autre religion entière.  Tandis qu’au Québec, les Québécois religieux sont plus aptes à montrer et pratiquer leur religion plus ouvertement.

Alors, peut-être vous vous demanderiez quel serait le pourcentage des Albertains qui sont religieux.   Je vous offre d’autres statistiques encore plus révélatrices :

Des chiffres qui en parlent fort! (Cliquer pour l’agrandir).

Ab.rel.chrt.1

  • Sources de ces statistiques : 
  • * 26 mars 2015, selon le sondage national Angus reid, mené auprès des canadiens à travers le Canada.
  • ** 2010 un grand sondage national Gallup mené dans tous les états des É-U.  Ce qui est de plus, 10 autres sondages nationaux américains menés entre 2006 et 2012 arrivent tous aux mêmes conclusions consistantes.

Cette fois je ne vais pas mâcher mes mots.  Le Canada n’a pas de “Bible-Belt”, et l’Alberta ne présente même pas les ingrédients pour ce qui pourrait constituer un “Bible-Belt”.

Les “tendances religieuses modernes” de l’Alberta ne sont pas si différentes que celles du Québec ou toute autre province.  Pourtant, l’emploi du terme “Bible-Belt” pour décrire l’Alberta en soi en est un que j’entends à maintes reprises sur plusieurs émissions de télévision québécoise telle Tout le monde en parle, 24/60, Bazzo.tv, certaines émissions à la radio de Radio-Canada, les Francs-tireurs, Zone doc de Radio-Canada, les émissions de LCN, ainsi de suite (la liste est longue).

Je peux également vous offrir des noms spécifiques de plusieurs politiciens du PQ et du BQ qui ont employé ce terme à volonté dans leur obsession d’empêcher les Québécois de tisser le moindre lien émotif avec le reste du Canada (pour eux, c’est dans leur intérêt de propager ces mythes, et ce dans le but de faire en sorte que les Québécois se considéreraient incompatibles avec les Albertains — et par conséquence, le Canada.  C’est un manœuvre triste, trompeur, et franchement pathétique.  

En grandissant en Alberta, j’avais moi-même plusieurs professeurs québécois qui ont déménagé en Alberta du Québec, et qui avaient eux aussi ces préjugés au sujet de ce qu’ils s’attendaient à être la “religiosité” de l’Alberta — du moins jusqu’à ce qu’ils ont pu voir la réalité de la province eux-mêmes (ce qui a pu les faire constater que leurs propres idées préconçues n’étaient pas fondées).

Ce qui est troublant, c’est qu’un couple de ces professeurs d’école secondaire et d’autres profs québécois à l’université m’ont confié que leurs pairs au Québec soulevaient souvent cette question en classe auprès de leurs étudiants.   Et j’en crois bien, car même certains de mes amis au Québec m’ont dit que l’enseignement de la notion d’une Alberta “religieuse” est monnaie courante lors des cours d’histoire et des sciences sociales au Québec.

J’ai connu bien de Québécois qui ont déménagé en Alberta.  Mainte et maintes fois ils étaient étonnés par le fait qu’il ne se trouvait pas plus d’églises en Alberta qu’au Québec.  En effet, en conduisant d’un bout du Québec à l’autre (mettons de Gatineau jusqu’à Fermont ou en Gaspésie – des routes que j’ai parcouru moi-même en voiture à maintes reprises) on constaterait avec ses propres yeux que l’Alberta ne compte pas plus d’églises qu’au Québec.  De plus, il n’y a pas plus d’églises en Alberta qu’ailleurs au Canada – car la population du Canada d’un océan à l’autre, est généralement laïque (le nombre d’églises à travers le Canada (ou leur “absence”) demeure pas mal stable d’une province à une autre – que ce soit en C-B, en Alberta, en Ontario, au Québec ou en Nouvelle-Écosse – tout conforme avec le graphique à barre que je vous ai présenté ci-dessous.

Par contre, si vous alliez faire de la route dans plusieurs régions des É-U, là vous remarqueriez une grande différence entre les É-U et l’Alberta/le Québec; c’est même jour et nuit.  Les É-U sont bien plus religieux que “nous”.

Alors, d’où provient ce mythe qui est tant propagé et par les médias québécois et par certains gens ordinaires?

Pour répondre à cette question, il faut comprendre l’histoire de l’ouest du Canada (un sujet très mal compris au Québec, et presque jamais enseigné dans le système scolaire québécois).

Bref, on pourrait dire que le Canada ait eu trois provinces qui ont été assujettis à ce qui est l’équivalent de certains aspects de leurs propres Révolutions tranquilles;  le Québec (bien sûr), l’Alberta et la Saskatchewan.  Cette partie de notre histoire collective est enseignée en Alberta et en Saskatchewan, mais c’est l’omerta totale au Québec quant au sujet des révolutions tranquilles semblables en Alberta et en Saskatchewan.

Sans aller trop dans les détails, toutes ces trois provinces étaient très religieuses au début et au milieu du vingtième siècle – tant au niveau gouvernemental qu’au niveau de la population.   Le Québec était la première des trois provinces de se détacher de l’influence de l’église dans les années 1950 et 1960.   L’Alberta et la Saskatchewan l’on suivi de près vers la fin des années 1960 / début des années 1970.

Tout comme au Québec, il y avait un virage politique énorme en Alberta qui accompagnait ces changements – y compris le rejet et la dissolution totale de certains vieux partis politiques, la formation de nouveaux partis politiques à bases laïques, la déconfessionnalisation du système scolaire, de l’état, et la nationalisation de beaucoup d’industries en Alberta.

En effet, toutes les même catégories d’industries qui étaient nationalisées au Québec étaient elles aussi nationalisées en Alberta.  AGT était nationalisée par le gouvernement de l’Alberta (aujourd’hui, sous la banière privée Télus).  Une partie du réseau bancaire était nationalisé (aujourd’hui ATB — qui demeure toujours une banque albertaine nationalisée… une institution aussi importante en Alberta que l’est Desjardins au Québec).  L’Alberta avait créé l’équivalent d’un fonds de solidarité albertain.   Trans-Alta était l’équivalent albertain nationalisé d’Hydro-Québec.  Un réseau d’universités publiques était créé.  On a créé Access Network, semblable à Télé-Québec (ou Radio-Québec dans le temps).  Et la liste continue.   En effet, les chemins des deux provinces à cette époque-là étaient très semblables.

Dans une tournure intéressante, sur beaucoup de fronts historiques et politiques, l’Alberta et le Québec (et la Saskatchewan) sont quasiment des cousins de premier degré – peut-être même la parenté la plus proche qui existe pour le Québec (car même le gouffre qui existe entre le Québec et la France sur le plan de l’histoire récente, de la culture, et de ses systèmes est encore plus grande que celui qui existe entre le Québec et l’Alberta… Et moi, je connais assez bien la France – je suis propriétaire de ma propre société et une grande partie de mes chiffres d’affaires proviennent de la France).

Le fait que nous (le Québec et l’Alberta) sommes culturellement tous les deux les nord-américains, le fait que nous avons poursuivi des chemins de développement et de gouvernance semblables au cours des 50 derniers années (plus de partage qu’avec toute autre juridiction au monde), sans même mentionner le fait que nous partageons les autres institutions et systèmes qui relèvent du même pays – le tout, cela galvanise ce fait de parenté incontournable entre le Québec et l’Alberta.

Mais le système d’éducation au Québec, et la société au sens large continuent de regarder l’Alberta à travers l’optique de 1960 plutôt que 2015.  Ces points de vue de la part de la société québécoise sont 55 ans en retard face à cette question.

Peut-être serait-il dû au fait que la révolution tranquille aurait eu l’effet de faire en sorte que le Québec est devenu trop introspectif et autocentré?  Peut-être aux dépens d’une connaissance de ce qui se passe ailleurs au Canada?   Peut-être serait-il dû au fait que le mouvement nationaliste (qui parfois joue le rôle d’une force aveuglante – Qu’elle soit volontaire ou involontaire puis-je ajouter) aurait fait que ceux qui tirent les ficelles n’aurait pas voulu mettre l’accent sur les parallèles qui existent entre l’Alberta et le Québec?   Peu importe, il va sans dire que la perception de l’Alberta de la part de beaucoup de Québécois sur la question de la religion ne reflète pas la réalité sur le terrain.

En tout dernier lieu sur cette question, j’ajouterai ceci : En raison de la déconfessionnalisation massive et structurelle de la province de l’Alberta, il est plutôt rare de rencontrer des gens qui vont toujours à l’église en Alberta.  Certes, dans une foule il y en aurait toujours quelques unes, mais ces personnes-là sont loin d’être la majorité, comme dans toute province – y compris au Québec.

Beaucoup d’églises albertaines d’autrefois sont en déclin et ferment leurs portes, par manque d’argent.  Cela nous laisse avec une population plus au moins de centre-droite et laïque (plus souvent juste à droit du centre, mais pas loin du centre sur l’échelle “sociale – car la grande partie de la population vie dans les deux grandes régions métropolitaines de la province, et elles ne sont pas plus à droit que la région de Québec ou Saguenay).   À titre de comparaison, côté culturel, dans leur manière de penser, et dans leur manière de vivre de et leurs intérêts personnels, la population de l’Alberta se ressemble beaucoup à celle de la région de Québec.  (Il faut toujours se rappeler que le Québec est la somme de ses parties.  Montréal n’est qu’un ingrédient dans ce qui fait le Québec, mais comme ville, elle certes n’est pas le Québec en soi).

Alors à ceux qui me disent parfois qu’ils n’aiment pas l’Alberta (un sentiment qui, d’après mon expérience, se voit plus souvent dans la région de Montréal), je leur réponds qu’ils doivent sans doute détester la ville de Québec, non?   Souvent, pour ne pas dire toujours, cette réponse n’a qu’à les laisser sans voix (rarement il m’arrive que je ne puisse me retenir, mais parfois je me permets une réponse).

Je me sens parfaitement à l’aise dans ma défense l’Alberta auprès de ceux qui l’attaquent d’un angle préjugé.  Bien sûr, comme toute société et juridiction, l’Alberta a elle aussi ses propres problèmes (j’en parlerai un peu lors de mes prochains billets).  Ce n’est pas ses problèmes que je défends.  C’est plutôt une réponse que je donne aux préjugés ignorants des autres.

Et ce qui est bon, c’est le fait que je me sens confortable dans ma défense de l’Alberta.  Il ne faut pas oublier que lorsque je réplique aux préjugés sur sol québécois même, je le fais du point de vue de quelqu’un qui se considère être culturellement à l’intérieur (sur pied d’égalité avec mes compatriotes québécois), et non pas d’une personne de l’extérieur.  J’ai le sentiment que cela en soi me donne le droit de parole.  C’est une discussion en famille, malgré tout.

En dernière remarque, ça vaut vraiment la peine de voyager un peu partout au pays afin de mieux se connaître.  C’est une perte regrettable de ne pas faire autrement.  J’encourage autant de monde que possible de faire le voyage d’un océan à l’autre au moins une fois dans leur vie.  Voir c’est savoir.

J’aborderai d’autres préjugés à l’égard de l’Alberta au cours des deux prochains billets.  Personnellement, je trouve ces questions très intéressantes (et pas offensives du tout — au contraire, c’est une bonne discussion).  J’espère qu’elles le sont également pour vous.


(French / Français) SERIE:  LES PRÉJUGÉS À L’ÉGARD DE L’ALBERTA (6 billets)

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Les préjugés à l’égard de l’Alberta : Introduction – 1 sur 6 (#249)

(Au moment de l’écriture de ce billet, le NPD n’était pas encore au pouvoir en Alberta.  Le fait que le NPD a pu gagner l’élection albertaine avec une victoire majoritaire écrasante ne fait que confirmer et qu’accentuer les indices et tendances dont j’ai parlé dans cette série de six billets.  Et oui, le choix d’orange pour cette préambule n’est pas un hasard 😉 ). 

Au cours des billets de mon blogue, de temps en temps je vous ai offert des exemples de certaines circonstances et de certains préjugés qui propagent la notion des Deux solitudes — tant du côté Anglophone que du côté Francophone.

Parfois, ces exemples sont très évidents.  Parfois ils sont plus subtils.

La plupart des exemples que je vous ai déjà offerts au cours des billets antérieurs étaient rédigés en anglais, car je les présentais à une audience anglophone (je le crois important que le monde prend conscience des  exemples de leurs propres préjugés ou méconnaissances qui contribuent à garder vivante la notion des Deux solitudes).

Mais cette fois, je vais vous écrire en français, et je vise les francophones du Québec dans cette série de six billets.  Je vais vous présenter des exemples de certaines méconnaissances que je vois de la part des francophones du Québec, et ce en employant un ton bien plus personnel.

Je vais vous parler des préjugés assez “structurels” que je vois à l’égard de l’Alberta, et à l’égard des gens qui viennent de cette province, tout comme moi.   À mon avis, je me trouve dans une position privilégiée pour vous adresser ce sujet d’un ton franc et honnête.  Je connais le Québec aussi bien que l’Alberta – et les québécois entendent trop peu les points de vue des gens comme moi.

Alors, avant de continuer, je dirai dès le départ que je reconnais très bien le fait que ce n’est pas tout le monde au Québec qui nourrit les préjugés dont je vais vous parler.  Et à cet effet , je ne suis même pas sûr qu’il s’agisse d’une majorité de gens.  À mon avis, c’est souvent les médias au Québec (Radio-Canada, TVA  , la presse écrite, les chroniquers) qui renforcent les préjugés contre l’Alberta.  Et malheureusement cela a pour effet d’influencer les perceptions des masses.

Qu’il s’agisse d’une majorité ou d’une minorité, ces préjugés sont pourtant bien réels.  Face aux préjugés, j’admet que je ne peux m’empêcher de se sentir lésé, tant soit peu, par certaines méconnaissances flagrantes de la part de certaines personnes (parfois même de la part de certaines personnalités bien connues qui supposément prétendent parler publiquement d’une haute autorité morale).

Je trouve ça toujours un peu “déséquilibrant” quand il y a des gens au Québec qui (en croyant à tort que je suis moi-même Québécois) dénigre l’Alberta lorsqu’ils partage leur “pensées” avec moi.  Un exemple parfait : Au mois de janvier j’étais dans la région de Montréal.  Je taillais une bavette avec un serveur, et pour une raison ou une autre on abordait le sujet de ce que nous venions tout juste de faire durant nos vacances de Noël.  À mon tour, j’ai mentionné que je les ai passé en Alberta à Edmonton, à Calgary et dans les montagnes rocheuses.  Sa réaction : “Comme Québécois, une chance qu’ils ne t’ont pas lynché!”.

Comment devrais-je répondre à un tel commentaire?  Sans qu’il le sache, il parlait de “moi”, de mes amis, et de ma famille et de tous mes pairs, non?   Mais, bon, je suis un grand garçon, et je crois être assez mature pour savoir qu’une seule remarque n’est pas nécessairement représentative d’une société entière.  J’avoue que lorsque j’entends de telles remarques à répétition au cours de plusieurs années, on pourrait commencer à se poser des questions.  Cependant, j’essaie garder le tout en perspective.

(D’ailleurs, devrais-je mentionner, étant quelqu’un qui parlait français en publiqueen Alberta — avec des amis pendant une bonne partie de ma vie, je n’ai jamais rencontré un seul cas de French-bashing en Alberta… pas une seule fois – jamais.

Au contraire, plus souvent qu’autrement, les Anglos en Alberta y voyaient l’occasion en or pour pratiquer leur français, et souvent ils tentaient d’engager une conversation en français — avec un grand sourir, et à bras et à cœur ouverts.

Alors, on doute finalement qu’il y ait une raison de croire qu’il existe une tendance de société de faire de l’Alberta-bashing … un sujet que j’avais déjà abordé dans un autre billet qui s’appelle No way, Le Figaro!).

Les prochains trois billets vont porter sur trois préjugés dont moi-même je ressens d’une base assez régulière au Québec – tant du côté des médias québécois que sur le terrain même.

Je suis bien conscient du fait que cela ne veut pas dire que ceux qui propagent ces préjugés sont du mauvais monde (si vous êtes fidèle à ce blogue, vous sauriez sans doute que je suis de l’avis que le Québec est une des sociétés les plus ouvertes et les plus empathiques au monde – point.  Les Francophones du Québec et du Canada sont foule cool, et ça va de même pour les Anglophones du pays aussi).

Mais quant aux sujets des préjugés que portent des gens, les êtres humains ne savent seulement ce qu’ils savent.  Et à l’égard de ceux qui portent des préjugés, ces personnes ne sont que la somme de leurs propres connaissances et expériences personnelles (j’en suis tout à fait conscient de ce fait – la raison pour laquelle je me réserve un certain modération envers ces discussions).  Souvent les ignorances ne sont qu’une question de naïveté innocente.   Les sources d’information desquelles le monde tire ses conclusions ne sont aussi bonnes que l’info que leur offre leurs professeurs, leurs pairs, ou leurs médias.

Les cinq prochains billets vont aborder les préjugés et les méconnaissances qui portent sur :

  1. La croyance que l’Alberta est une province plus “religieuse” que les autres provinces (au point où beaucoup de monde la croit même être “hyer-religieuse”. Mais comme vous allez voir, les statistiques vont vous réserver des surprises),
  2. Les attitudes et les comportements des Albertains et le gouvernement provincial face à l’industrie du pétrole, et
  3. Les “tendances” et les “affirmations” politiques des Albertains, ainsi que la manière dont beaucoup de Québécois préjugent les Albertains en raison de ce qu’ils croient être ces “tendances” et “affirmations”.

Alors, avec cette petite introduction aux cinq prochains billets, j’ai hâte de vous revoir lors de cette exercice de décorticage des préjugés.

Et sachez que j’en suis reconnaissant du fait que vous soyez là, et que vous portez intérêt à ce sujet.  C’est important.   Après avoir écrit près de 250 billets, je crois bien que je pourrais mener ce genre de dialogue franc avec vous.  Malgré tout, cette discussion s’édifiait lentement, jusqu’à ce point bloc par bloc, au cours de chaque billet.

Que l’on continue.


(French / Français) SERIE:  LES PRÉJUGÉS À L’ÉGARD DE L’ALBERTA (6 billets)

A building public debate concerning foreign investment in Canadian real-estate (#233)

The last three of posts and this post relate to how Canada and Québec consistently exchange issues which mutually influence their collective psyches and give rise to a symbiotic relationship.

This post will provide the last of three such examples.  This one is a bit different from the last post.  I’ll write about a “sensitive” and “controversial” issue being discussed more and more in English Canada, but which has not yet fully made it into the arena of public debate (both politically or across the country).  However, there are increasing signs which point to it soon becoming a full-blown public matter of debate.

If it does continue to build more steam in English Canada, it very much has the potential to make the leap into Québec’s arena of public debate.

The matter relates to foreign investment in Canadian real-estate, and how it may be affecting (and misaligning) the affordability of housing for “average” Canadians.

It is a debate which primarily involves Toronto and Vancouver, but which is not exclusive to these two cities.

Anecdotally speaking, from my own observations, there appears to be a growing belief among residents of Vancouver and Toronto that massive foreign investment may be flowing into the real-estate markets of these two markets, primarily from China, but also from other countries.  I consistently hear people say they believe this to be a major factor as to why the average home price in Toronto is now over $1,000,000, and over $1,500,000 in Vancouver (now rated as the second most expensive real-estate market in the world after Hong Kong).

The argument goes that foreign investors (who do not have immigration status in Canada) “park” their money in Canadian real-estate for investment purposes, and then rent the properties out at very high rents – all the while shutting out hundreds of thousands of local residents from their own real-estate market.

Up front, I want to make myself perfectly clear that I do not know if such allegations are accurate or not.  I have yet to see any major studies on the issue.

I also want to be very categorical in stating that even if this were to be a factor in rising real-estate prices, it would likely be only one of several reasons.

I have searched high and low, but I cannot find any in-depth studies regarding this matter.   However there are numerous “incidental” studies out there which perhaps lend credence to the above public beliefs.  For example, there are studies which show that power consumption rates during peak hours indicate that up to 40% of many “high sales” neighbourhoods demonstrate properties to be vacant, or that driver’s license holders tied to many single-family home neighbourhoods have low Canadian permanent residence or citizenship rates.

This clearly indicates the need for urgent and comprehensive studies to be conducted to determine if such anecdotal or observation-based evidence is indeed correct or not.

Australia conducted studies and found their cities did have a serious enough problem with foreign investment (primarily from mainland China) in their housing markets to warrant Australia imposing residency requirements in order to purchase Australian real-estate in order to correct disproportionately priced real-estate markets.

There may be reasons in Canada why we are not seeing such studies conducted.  City governments may fear the results may indeed show a problem exists.  They may then fear losing property tax revenue if housing restrictions are imposed.  In this sense, this debate may become highly political.

Some of my own anecdotal observations which lead me to advocate for objective studies to be conducted:

Here are some reasons, from my own anecdotal observations, as to why I believe there should be objective and independent studies into this issue.

As you may be aware, I lived in mainland China for over a decade.  The Chinese currency is not a freely traded currency on world markets.  Mainland China’s population does not have access to the diversity of investment opportunities as us in Canada.   They don’t have a free and developed mutual, bonds, RRSP, REP, securities or derivatives market.  Where such opportunities do exist, they come with excessive risk, little return, or they may be highly restricted.   Therefore, for most of China’s 1.3 billion people, the only options for investment are (1) housing, (2) domestic stocks, and (3) gold.   Yet housing purchases in China are restricted to one property per person, Chinese stocks have not performed for years, and gold yields little return.

For many (perhaps most) mainland Chinese, the only “safe” and “secure” investment is overseas real-estate.  Canada, the US, and Australia are the preferred markets.  When I resided in China, I met many Chinese (often middle-class Chinese, earning a middle-class income between CAD $50,000 – $80,000) who owned property in Canada or who had friends/relatives who owned property in Canada.  Yet they did not reside in Canada.

Statistically, China has five to six times Canada’s population which has just as large a personal net worth as five to six times Canada’s population.  If only one tenth (the equivalent of half of Canada’s population) were to “park” their money in Canada’s “safe-haven” real-estate, the repercussions to Canada could be enormous.  If the Canadian market were to turn sour, and the money was pulled back to China in a knee-jerk reaction, the repercussions to Canada’s real-estate market (and thus its economy) could be devastating.   This is yet another urgent reason for serious, independent studies.

Another anecdotal story pertains to farmland.   A few weeks ago I was in Saskatchewan.  While waiting for my luggage at Regina’s airport, I noticed the following sign above the luggage carrousel.

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The company is a company which facilitates Saskatchewan farm purchases (it is written in simplified Chinese, and thus quite possibly targets Chinese with a mainland education).   Such a company must operate within Canadian laws, so in no way am I insinuating it is doing anything illegal.

Incidentally, while waiting for my luggage, there was a group of approximately 15 Chinese nationals also waiting for their luggage.   I speak fluent Chinese.  Out of curiosity, I asked one of the gentleman what brought them from China to Saskatchewan.  When mainland Chinese find out I speak Mandarin, they generally open up much more to me than what they would to other people.   He responded that they all came from China to purchase farmland.

I told him I was a bit “confused” because I was under the belief that Saskatchewan had a Canadian citizenship requirement for those who purchase farmland.  The man told me that there are always ways around this.  A second man in the same delegation overheard our conversation and he said he sent his daughter to the University of Regina, instead of a US university, specifically to be able to get around these rules (perhaps she forged Canadian connections through which to fraudulently funnel such investments?).

My uncle and cousin own large tracts of farmland in Southern Saskatchewan.  I mentioned to my family what I was told at Regina’s airport, and I also mentioned the sign I saw at the airport.   I was told that within the previous four months, my uncle had three mainland Chinese delegations knock on his door, unsolicited, asking to purchase his farmland.

Throughout the same week I spent in Southern Saskatchewan, I also heard numerous times that many people are becoming quite frustrated with the situation because foreign farmland investment has pushed Prairie farmland to unaffordable limits for most local residents.  Because land is so expensive, and because it would take new farmers so long to pay off their land purchase, banks will no longer grant loans to start-up farmers for fear that it would take too long for famers to see profitable return on their land purchases.

Several times I was told by different individuals in Saskatchewan that the best new farmers could hope for would be to become tenants on Chinese-owned farmland in the Prairies.

I do not know if these anecdotal stories are founded or not.  Regardless, I can find no studies to either prove or debunk the possibility.  That in itself is of great concern.

An example of how public perception appears to be turning into public anger:

On 27 March, 2014, CBC news reported that a Vancouver bungalow sold for $567,000 above the asking price of $1.6 million, for a final sale price of $2.2 million.

You can read the CBC article BY CLICKING HERE

This quickly resulted in 830 comments (which is an unusually high comment count for any CBC article).  Most comments appear to be from Vancouver residents, and the vast majority are scathing remarks towards Chinese investment.  I have rarely ever seen such public anger expressed in the comments section of any CBC article.

There appears to be serious public resentment lying just below the surface.  It leaves me wondering if there will soon be a breaking point (and thus a turning point) with respect to how people channel their frustration, and the direction this debate will take in Canada.

I will say this:  It will NOT be good if public frustration begins to be vented on our local Chinese Canadians (local Chinese Canadians are not the “foreign” investors who park cash in Canada without residing in Canada).  This is yet another reason why very urgent studies are required to paint an accurate portrait of the situation.

Because I do speak Chinese, I have had numerous discussions with local Chinese Canadians in Toronto.   The people I have spoken with are also becoming very frustrated with what they also perceive to be unsustainable levels of mostly “foreign” Chinese investment in the Canadian real-estate market.  Chinese Canadians I have spoken with also believe such investment is tipping Canadian housing to unaffordable levels.

Of equal concern, they are concerned that Canada’s general public will confuse Chinese Canadians and Chinese “foreign” investors.   Some feel that the general public is already beginning to take frustrations out on Chinese Canadians (who are not the cause of this issue).   This is very serious, and it should be of great concern to all politicians.

We must avoid a “witch-hunt” and “run-away” anecdotal public conclusions at all costs.

Yet, you may say I am talking from both sides of the mouth.  You may say to yourself that I am contributing to such anecdotal conclusions by what I have just written.

Understand that my point in writing this post is not to say this is “definately what is happening”.  Rather it is in part to demonstrate that if I, as a member of te public, believe there may be possible problematic issues, even in the absence of proof, then many others also may be thinking in then same vein.

The difference is that I am more than willing to accept that my own percsptions may indeed be wrong in the absence of objective studies.

The problem lies in the fact that other people may not accept the possibility that their own conclusions may be wrong.  Their own frustrations may turn into a public witch-hunt, and innocent Chinese Canadians or permanent residents may bear thee brunt of frustrated public sentiment.

That’s the danger, and that’s why we need stufies to figure out precisely what is (or what is not) happening in our real-estate maket (be it government sponsored or government endorsed independent studies).

Do you see the difference?

How this debate may eventually find its way into Québec’s arena of public debate:

This debate has not yet become a major political debate in English Canada, but I believe it is moving in that direction.   However, Québec’s population does not yet seem to be aware of this debate in English Canada.

With this being said, I still believe this “English Canada debate” does have the potential to jump from English Canada to Québec.

In January, I was in Montréal accompanying a friend as she was condo shopping.  We looked at five separate condo complexes.  In two of the complexes there were delegations of mainland Chinese investors looking at condos at the same time as us.   They all averaged 3 to 4 couples (6 to 8 individuals).  Again, I spoke to them in Chinese.  I asked what happen to “bring them to Canada”.  All lived in China, and all made the trip to Montréal on a condo-investing mission.   They told me Canadian real-estate investments are more lucrative and safer than Chinese domestic investments – particularly for retirement capital.

After my friend and I finished looking at condos, I asked the condo sales representatives if “mainland Chinese sales” constitute a common type of sale for them.   They responded about 40% of their sales inquiries are from Chinese buyers, and about half of those are for to purchase a condo for their children temporarily study in Montréal (with the intention to renting out the condo after their children graduate).  Yet, the remaining half are simply for an investment property which may, or may not be rented out.   (Note: they did not tell me what percent of their “sales” were to foreign Chinese nationals, but their responses regarding “inquiries” are quite telling).

This appears to demonstrate that real-estate investment concerns which exist in English Canada may also exist in Québec.   The major difference is that Québec’s population has not yet began to debate the issue, whereas we’re starting to see potential signs of a very heated (and intolerant) debate in English Canada.

If the debate in English Canada becomes emotionally adversarial, I would not be surprised if it triggers a similar debate in Québec.

In the meantime, I just hope that people don’t confuse the issues and incorrectly take their frustrations out on Chinese Canadians who are struggling with high home prices just as much as other Canadians.

I strongly urge our politicians in Toronto, Vancouver, and Montréal to conduct impartial, in depth studies into this matter as quickly as possible, so as to either prove or disprove what many Canadians perceive to be a major problem.

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This concludes the four-part mini-blog series on how public policy and public debate can cross back and forth between English Canada and Québec.  I hope I provided some concrete examples which show how both side’s issues can mutually affect how all sides view the world, how they evolve and how they develop together… to the extent that both sides often think more along the same lines than not.

The “reasonable accommodations” debate makes the leap from Québec to the rest of Canada (#232)

The last couple of posts, and this and the next post relate to how Canada and Québec’s issues, politics, societal concerns, and social spheres mutually effect each other.  This is why we very much share a collective psyche in so many spheres (more which is shared than not).  It is a symbiotic relationship.

The following is the second example of three where Québec and Canada are mutually, and currently (right now) influencing and shaping each other’s societal views and collective psyche (an “averaging out” and “melding” of the two, if you will).

This example examines a debate going on right now which involves reasonable accommodations.  I have already sufficiently blogged on the question of reasonable accommodations, so there is little need for me to delve into the details of it again.  If you wish to read up on the details, you can refer to a few past posts:

SERIES:  MULTICULTURALISM AND INTERCULTURALISM (8 POSTS)

The latest public debate regarding reasonable accommodations pertains to the wearing of Niqabs in public, or during the participation in / exercise of official government bureaucracy.

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The debate started in Québec before it took off in the rest of Canada.  The debate took flight in Québec in 2012 with issues surrounding the Chartes des valeurs..

Now that we’re in “unofficial” election mode for the 2015 Federal election, the debate has recently made the leap from Québec into the overall Canadian arena in the last few months (since the end of 2014).   However, I do not believe the debate would have become mediatized or political elsewhere in Canada had the matters not already been issues in Québec.   Federal pan-Canadian politicians, desirous of votes in Québec and elsewhere in Canada, have brought the debate into the full public Canadian arena (which perhaps would not have happened had certain high-profile federal politicians not got their fingers in it).

A mix of Middle-Eastern politics, current events and religious fundamentalism (which in my view should never have been mixed into the Niqab debate) has been capitalized upon by opportunistic politicians – and these completely unrelated matters have now somehow ended up being tied to a discussion regarding the wearing of the Niqab by the narrowest of minorities in Canada (perhaps involving only a few hundred individuals across the entire country).

Three posts ago, you saw how this debate is now entering the realm of federal political attack advertisements – in a very high-profile manner to say the least (click HERE to see one such ad against the Niqab, but be aware that there are others out there as well).

Generally speaking, for many Canadians, this is the first time they have come face-to-face with this specific debate.   Thus, for many in the country, they are still in the learning stage regarding the issue at hand (many, perhaps most, did not even know what a Niqab was until certain politicians decided this would be an election issue).  This has therefore left a huge public understanding gapwhich a number of politicians are capitalizing on.  These politicians have insinuated to the public that current (violent) Middle-Eastern events and / or “anti-Canadian values” can be tied to wearing the Niqab in a Canadian context, and thus they have filled the public misunderstanding gap with an emotional “plug” (regarding citizenship ceremonies, appropriate dress at court, what is “comfortable” clothing in a public space, what symbols are to be associated with radicalization, and even terrorism [Yikes! Seriously??], etc.).

A few provincial Québec politicians and parties (four parties in Québec to be precise;  1 federal party (the BQ), 3 provincial parties in Québec (the PQ, QS &ON) have been flogging the Niqab issue for three years.   It was only because some Federal politicians only recently saw that this was a debate upon which could be capitalized on (following Québec’s example), that this was brought into the Canadian arena as a whole — primarily by the Conservative party

(Note:  I am not making a political statement as to whether or not I support the Conservative party overall… I am merely stating that it is a fact that the Conservative Party has brought this issue into the public arena).

The Conservatives have tried their hand at this debate with the rest of Canada, they have crafted their own messaging, and it is now dividing aspects of the Canadian population, and perhaps is paying political dividends (big sigh).

I also know that this issue is dividing certain Conservatives and even Liberals within their own respective parties — right across the country (I have friends in both parties, and people in both parties seem to be torn over the issue, and how it has been politicized).  This division within each respective party was perhaps an unintended and unexpected by-product of the debate.   But it is also a division which is very present in Québec as well.   It is being talked about across the country, and it has now become a Canadian debate in this respect, rather than just a Québec debate (regardless if one is Francophone or Anglophone).

However… my personal feeling is that most Canadians feel that this should not be a public debate, and are rather indifferent to the issue (even if they vote Conservative), despite the attention it is garnering.   A perfect indication of this:  An election was called in Alberta today for later in May (Canada’s most big “C” Conservative province, and the province where I grew up, and in which much of my family still lives)… and this appears to NOT to be a matter which any Alberta provincial politician wishes to capitalize upon as an election issue (be it Progressive Conservative, Liberal, NDP or Wildrose).  I think that says a lot (and I also know many people in Québec who had wished this issue never surfaced in Québec either).

Nonetheless, on the Federal scene, I’m guessing this one debate alone has occupied 15%-20% of the Federal election-issue debate for the first third of 2015 (perhaps even 25% or higher).  I personally feel that this is quite sad if these numbers are anywhere close to being accurate; what a waste of precious electoral debate time, especially when there are way more important issues to debate.   On the other hand, perhaps it is a good thing that this is being debated… if for nothing else, than to get this debate over with as quickly as possible, and to bury this issue once and for all as a question of public debate; both provincially in Québec, and Federally across Canada.  Time will tell what the outcome will be.

If you have never “met” someone who wears a Niqab, I strongly urge you to have a look at the following 25 minute video interview in the CBC article below.

It is an interview with a very well educated businesswoman / entrepreneur who wears the Niqab (does that in itself peak your curiosity??).   This interview might help you to understand this Niqab issue better (I wish we saw many more video interviews like this, especially in French and in Québec… where I have so far seen no interviews of this nature to date).

http://www.cbc.ca/news/politics/niqab-a-choice-that-doesn-t-limit-us-ottawa-s-mahwash-fatima-says-1.3019347

Within the first 24 hours, the above CBC article and interview garnered 2500 comments.  I personally cannot remember the last time that I have ever seen a CBC website article accumulate 2500 comments in such a short period of time (I have been reading the CBC news online on an almost daily basis for over a decade, and I have actually never ever seen any of their articles garner 2500 comments).  I think that shows just how strongly people across the country feel about the issue — either in support of the person in the video, or against the wearing of the Niqab under certain conditions.

That is precisely why certain political parties are so quick to capitalize on the question, and turn this into an election issue; a perfect example of how Québec’s political and societal debates and sphere also affects the rest of Canada – coast-to-coast.

The next post will provide an example of a public debate which is just starting to gain momentum in English Canada, which has the potential to become a significant issue, and which has the potential to make a jump from English Canada to Québec.

Les publicités négatives 2015 / 2015 Attack ads (#229)

Avec un peu moins de 200 jours avant l’élection fédérale, je remarque déjà une différence de style entre les publicités négatives. 

With around 200 days to go until the Federal election, I’m already noticing a difference in styles and focus in attacks ads.

Quatre des partis s’attaquent les uns les autres — mais au moins ces attaques visent les enjeux qui ont rapport à nos vies quotidiennes, et celles de nos enfants à l’avenir… …

Four of the parties are attacking each other, but at least on issues which concern our daily lives, and those of our children in the future… …

Ci-dessous – Exemple d’une publicité conservatrice contre les libéraux

(Below – Example of Conservative ads against the Liberals)

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Ci-dessous – Exemple d’une publicité libérale contre les conservateurs

(Below – Examples of Liberal ads against the Conservatives)

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Ci-dessous – Exemple d’une publicité néo-démocrate contre les conservateurs

(Below – Example of NDP ads against the Conservatives)

n.dp.atq.3

Ci-dessous – Exemple d’une publicité des Verts contre les autres partis politiques

(Below – Example of Green ads against all the other parties)

v.er.atq.4

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Et puis, il y a un parti qui se démarque par ses attaques contre… … et ben… le monde”!

And then there’s that one party which stands out for its attacks against… well… “the world”!

Exemple des publicités du Bloc. —— Mais en toute honnêté, chu pas sûr que c’est le NPD qu’elle vise

Example of ads from the Bloc.—— But I’m not sure it’s the NDP they’re truly targeting

b.loc.atq.5

Grand soupir, Il y en a toujours “une” dans la salle, n’est-ce pas?

Big sigh, there’s always “one” in the crowd, isn’t there!

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Lien:  Comment gérer la colère d’un enfant ?

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