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Rick Hansen – de Port-Alberni — Part 5 (#161)

I’m writing this post in French since Rick Hansen is not as well known to Francophones in Québec & Francophones elsewhere in Eastern Canada, but who has nonetheless had a very large impact on the rights of accessibility services for disabled people in Québec and all over Canada.

The last few posts were related to Dolbeau-Mistassini and “Mario Pelchat” from the same city. The second last post was on the city of Port-Alberni. So let’s devote this post to Port-Alberni’s most famous son; Rick Hansen.

J’écris ce billet en français car il s’agit un individu très reconnu au Canada anglophone, mais j’avais toujours l’impression qu’il n’était pas aussi bien connu au Québec et ailleurs au Canada francophone. Pourtant, il s’agit d’une personne qui a marqué à jamais le Québec, et le Canada dans son ensemble; Rick Hansen.

Les derniers quelques billets parlaient de Dolbeau-Mistassini (QC) et Port-Alberni (C-B) — les deux villes qui étaient « jumelées », sous un prétexte assez injuste par le magazine MoneySense, comme les « pires » villes où vivre au Canada (un argument que j’ai tenté de déboulonner lors des billets précédents).  Faisant partie de cette même série, j’ai écrit un billet sur Mario Pelchat, natif de Dolbeau-Mistassini. Et ce billet portera sur Rick Hansen, natif de Port-Alberni.

Lors du moment que j’ai entendu parler de Rick Hansen pour la première fois, Terry Fox (qui avait la jambe amputée), était déjà très célèbre au Canada Anglophone pour avoir tenté de parcourir le Canada à pied afin d’amasser de l’argent pour la recherche sur le cancer (malheureusement, il n’a pas pu finir son parcours car il est décédé en route, suite au cancer, dans le nord de l’Ontario).

Terry Fox était adoré par le Canada anglophone. En 1980, partout au pays, les Canadiens et les Canadiennes se sont unis pour l’encourager dans son parcours à travers le pays, et du même coup, c’était tout le pays (la partie anglophone du moins) qui était en deuil collectif lors de son décès.

La première fois que j’ai entendu parler de Rick Hansen, j’étais très jeune — dans la troisième année d’école primaire je crois – à l’époque que ma famille vivais dans le nord-ouest de l’Alberta (sur la périphérie de la région de Rivière-la-Paix, une des régions francophones de l’Alberta). Tout comme Terry Fox quelques années auparavant, Rick Hansen était en train de parcourir le Canada, mais en fauteuil roulant. Hansen est devenu paraplégique suite à un accident de voiture à l’âge de 15 ans, et quelques années plus tard, il a gagné quelques médailles d’or et d’argent aux Paralympiques de 1980 et 1984. Inspiré par le parcours et la détermination de Terry Fox, il voulait lui-même parcourir le Canada pour amasser des fonds pour la recherche sur les traumatismes médullaires.

Pour des millions de gens à travers le pays, ce parcours subséquent de Rick Hansen incarnait la flamme qui avait été illuminée quelques années avant par Terry Fox. Les gens du pays se sont mobilisés massivement, et ils ont pris en charge sa cause comme rien d’autre au monde, mur à mur, et pas à peu près!

rh1Voici deux vidéos YouTube sur le parcours de Rick Hanson:

Quelque part durant le trajet de Rick Hansen, une transformation inattendue s’est déroulée devant nos yeux. Le soutient qu’il a obtenu des citoyens ordinaires l’a incité à agrandir son trajet – et il s’est engagé à parcourir 34 pays à travers le monde. À l’époque, les yeux du Canada Anglophone étaient rivés sur lui – il était « le » héro du pays. Dans l’esprit des gens, son parcours constituait l’emblème de l’ère d’une nouvelle autonomie et intégration dans la société pour les personnes handicapées, tout autant qu’une levée de fonds pour les traumatismes médullaires. Ce changement de perceptions de société était une transformation majeure. Il faut se rappeler que le début, ainsi que le milieu des années 1980 étaient elles aussi des époques de changements sur plusieurs fronts;  telles l’interdiction de fumer dans les bureaux et des lieux publiques, la nomination des premières femmes en tête des corporations majeures, et dans le cas relié à Terry Fox et Rick Hansen, il s’agissait de l’acceptation et l’inclusion des personnes handicapées comme membres complément fonctionnels de la société, normales et pleinement intégrés.

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Partout au pays, y compris au Québec, des politiciens, des gouvernements, des organismes à but non lucratif, et des corporations ont relevé le défi. Le mouvement a pris des proportions épiques. Ils adoptaient des mesures législatives pour protéger les droits des personnes handicapées et ils ont pris des mesures pour s’assurer que les édifices partout étaient accessibles à ces personnes. Les corporations et institutions ont institué des campagnes d’équité en matière d’emplois, alors qu’avant, les personnes handicapées étaient souvent exclues de plusieurs postes de travail.

Alors, peu importe où vous êtes au Québec ou ailleurs au Canada, la prochaine fois que vous voyez une rampe pour fauteuil roulant, des portes automatiques pour personnes handicapées, des autobus avec accessibilité aisée, des panneaux en braille, ou même des coins de trottoir avec bordures déclinées pour accessibilité aux fauteuils roulants, vous pouvez en grande partie remercier Rick Hansen – car ces mesures n’étaient pas monnaie courante avant le mouvement des droits auquel il a grandement contribué.

Mais pour moi, j’étais trop jeune à l’époque pour reconnaître la signification et l’impact du « phénomène Rick Hansen ». Lorsqu’il faisait son parcours à travers le Canada et un peu partout au monde, je me rappelle que notre professeur au primaire a agrafé une grande carte du Canada au mur de la salle de classe. Chaque matin, sans exception à la même heure, elle rassemblait tous les élèves de la classe devant la carte, et chaque jour elle choisissait un(e) élève différent(e) qui devait apposer une punaise sur la carte pour indiquer l’endroit où Rick Hansen s’est rendu au cours de la journée précédente. On suivait son trajet jusqu’à la fin.

Rick Hansen était surnommé « L’homme en mouvement », et sa tournée épique était baptisée « la Tournée mondiale de L’homme en mouvement ». En été 1986, malgré mon jeune âge, j’ai pu finalement saisir le sens et l’ampleur de l’importance de Rick Hansen. C’était l’été de l’Expo 1986 à Vancouver (la seule autre fois que le Canada a accueilli l’Expo internationale depuis l’Expo 1967 de Montréal). Mes parents ont embarqué moi et mon petit frère dans la voiture pour conduire les 12 heures du nord de l’Alberta jusqu’au au sud de la Saskatchewan pour laisser mon frère à la garde de mes grands-parents, et mes parents ont repris la route, moi et eux seuls, à destination de Vancouver (20 heures de route de plus) pour assister l’Expo’86 pendant une semaine. Je me souviens clairement que partout où nous allions au terrain de l’Expo, tout ce qu’on voyait étaient des images de Rick Hansen, et on y entendait à répétition la chanson thème de sa tournée. « L’homme en mouvement » est devenu « le thème » de L’Expo’86.

Depuis les années 1980, la vie à Rick Hansen a connu bien de vicissitudes, parfois de façon très publique. Mais il a fait un retour en force durant les Olympiques de Vancouver en 2010. C’était un grand moment de fierté d’un océan à l’autre.

Tout comme Dolbeau-Mistassini serait très fier de Mario Pelchat, j’en suis persuadé que Port-Albani serait aussi fier de Rick Hansen.  

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SERIES: THE WORST CITIES??  SERIOUSLY??  DON’T BE SO QUICK TO JUDGE!! ( 5 POSTS):

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Dolbeau-Mistassini – The worst cities? — Don’t be so quick to judge! — Part 2 (#158)

In the last post, The worst cities? — Don’t be so quick to judge! — Part 1: Introduction (#157), I said we’ll take a closer look at Québec’s lowest ranked city in which to live:  Dolbeau-Mistassini.

As I said in the last post, the MoneySense ranking was based on a narrow range of statistics, and did not take into account numerous subjective factors or other points beyond their narrow range of statistics.

I’ll give you some information about the town, the region, and lots of links to allow you to judge for yourself.  From my perspective, Dolbeau-Mistassini doesn’t seem like such a bad place.  Yes, it’s a little far from Québec’s largest cities, and it is not very large (just over 14,000 people), but it seems to offer full amenities which larger communities offer, and its location makes it ideal for lovers of outdoor activities.

The region – Saguenay Lac St-Jean:

qc.ttl

The Saguenay Lac St-Jean region is one of the most well-known regions of Québec.  If you were to ask any Québécois to list four regions of Québec which first come to mind, chances are that Saguenay Lac St-Jean would be one of them.

If you were to ask them to list four things about Saguenay Lac St-Jean which first come to mind, likely the answer would include (1) the distinct local accent, (2) blueberries, (3) the Saguenay Fjord, (4) Lac St-Jean (Lake).

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The word for a “blueberry” in Canadian French is a “bleuet”.  Because Lac St-Jean is associated so deeply with blueberries in the local food and culture, people from the region are called “des bleuets”.    A word of caution if you’re learning French;  In Canada, a blueberry is a “bleuet”, but in France it is referred to as a “myrtille”.  And in reverse, a “bleuet” in France is not a “blueberry”, but rather is a “cornflower” (I’ve been misunderstood before in France for using the Canadian terminology).  🙂

a

From Montréal, Dolbeau-Mistassini, it is a six hour drive Northwest through the forest (via the town of La Tuque).   From Québec City, it would be a four hour drive.

Despite being quite far North, it is situated in a micro-climate region.  The entire Sagenuay Lac St-Jean region is situated in a deep valley (wide enough wide that you cannot see the walls of the valley if you’re in Dolbeau-Mistassini).  Therefore, despite being quite far North, the low altitude in the valley floor traps warmer air, and makes for fertile farmland and deciduous trees (unlike the Canadian Shield climate outside the valley).   Temperatures and climate (in both summer and winter) would be more similar to places further south such as Québec City (and sometimes even Montréal).

b

The square insert from the first map above is shown in the map below:

qc.ct.rtng

The line on the map above is an elevation cross-section which is shown below to illustrate the valley micro-climate.

Lsj.clmt

The largest city in the Saguenay Lac St-Jean region is the city of Saguenay, 160,000 (one of Québec’s best known cities).  It has one of Canada’s largest airbases (with many of Canada’s CF18 fighter jets), and a diversified economy (university, aluminum production, numerous services, research & training, forestry, biomedical).

DOLBEAU-MISTASSINI:

Dolbeau-Mistassini is the region’s second largest community, and is a two hour drive to the West from the city of Saguenay.

Dolbeau-Mistassini’s economy is very much as a service hub for the surrounding areas (agriculture, forestry, service centre for other smaller communities).  It also has a large paper mill (AbitiBowater).   Although the community is located slightly inland from Lac St-Jean (a lake which is so large that you cannot see across it), the community is generally associated with the lake (which offers many outdoor possibilities).

At the risk of sounding like a promotional-brochure (which isn’t my intention)… if you’re a lover of four-season outdoor sports and activities, you’d likely be in heaven in Dolbeau-Mistassini.   Water sports, forest activities, hunting, fishing, skiing, ski-dooing are found in abundance.

d

The fact that the town has all the major services which large centres also offer, but with much more accessibility owing to its size, could be considered a major advantage.

As you saw from the MoneySense listing, housing prices are much cheaper than other Canadian communities, and as you’ll see below, there are many housing options.

Here is a promo-video for the town:  https://www.youtube.com/watch?v=XSQ5RBIotn0

I’ve lived in many communities across Canada in five provinces (ranging in size from 250 people to agglomerations of over 10 million people, and everything in between).   That experience alone has given me the perspective to know that making friends is key to feeling at home wherever you live.  I’ve said many times before that even if I were to live in a high arctic town without trees, if I were to meet the best friends in the world there with whom I were always going out and doing things, then the community would probably be the best place in the world!

It’s for these reasons that I consider community activities and hobby/interest activities to be key to feeling you can happily make a place home.   If you live in the largest of cities, but everyone sticks to themselves and do not mix, chances are you may not enjoy it too much (believe me, I’ve been in that situation before too).  But if you live in a small community, and everyone is always mixing, engaged in community volunteer activities, and the same groups of people constantly run into each other during community events, you will likely come to feel that the community is not only is super friendly, that it is easy to make friends, but that the community becomes a default family (I’ve lived in those types of places too, big and small).

I’ve never lived in Dolbeau-Mistassini before, but the activities and community events it offers seem to be just the types of activities which are conducive to the latter positive situation I just described.

I couldn’t find much online with respect to Dolbeau Mistassini’s economic plans (tax credits, corporate property taxes or rental / purchase rates, etc.).  But I noticed there are a couple of industrial parks.  Usually centres such as this, when a little further away from larger centres, are ideal for businesses which do not rely on major population bases, or which can be conducted online (or by phone).   In this sense, such centres are perfect for lovers of outdoor activities.

Community events:

The community has Saguenay Lac St-Jean’s region’s finest performing arts theatres.   Some of Québec’s  biggest names in Québec pop-culture come to town to offer performances: http://www.comitedesspectacles.com/

The town features numerous annual events and cultural poles which offer ample opportunities for volunteer activities and opportunities to become involved in the community :

There are a ton of photos of Dolbeau-Mistassini online, but I couldn’t find many which were not copyright protected (something I wish to respect as much as possible in this blog).  Therefore, the best way to allow you to see the town yourself is likely through Google Streetview links.

Choose the parts of town you’re interested in seeing, click on the links (below), and happy touring!!

Main street, Dolbeau-Mistassini

Waterfalls & Rapids downtown :

Full service, large hospital:

Schools:

Large supermarkets like any city:

Sports complex (ice arena, fitness facilities, indoor swimming pool):

Cultural centre:

Public outdoors swimming complex:

Various types of housing options, including several condo complexes (often the first choice for newly arrived immigrants or singles):

Municipal library:

Fair grounds for various annual events:

Major box stores, like any larger centre:

Older distinct regional housing styles (with two-story square balconies):

Medium aged housing districts:

Newer housing districts (many of which are waterside):

Town’s major employer (AbitibiBowater paper mill):

Local ski hill on edge of town:

Jogging paths all around town and on the water’s edge:

Scenic drive around town (cliffs & river):

Fly fishing just 3 minute drive from downtown:

City drive along the lake:

Drive along the river:

City hall: 

Salle de spectacles (performing arts centre):

Forests on the edge of the city for outdoor activities (hiking, camping, snowshoeing, cross-country skiing, quading) :

PANORAMIO PHOTOS

All-in-all, I’d say that Dolbeau-Mistassini doesn’t look like such a bad place after all.  I’ve seen many other places across Canada which don’t have nearly as much to offer.  Ranking it at the bottom of the pile is quite harsh if you ask me.    But at the end of the day, I think you have to look at the rankings from the perspective that there is not much of a difference between communities ranked in 50th spot, 100th spot, or 200th spot.   The differences are small, and such rankings should not be held against any one town or city.   There are thousands of communities across Canada after all, and Dolbeau-Mistassini is definitely not one of the worst ones!

It goes to show you should always take such rankings with a grain of salt (if not a huge block of salt!).


SERIES: THE WORST CITIES??  SERIOUSLY??  DON’T BE SO QUICK TO JUDGE!! (5 POSTS):

Les comparaisons présentent elles aussi ses bons côtés (#138)

This is the French version of the last post:  Comparisons can be a good thing (#137)

De se faire des comparaisons avec d’autres places est une arme à double tranchant.

À plusieurs reprises, je faisais des voyages outremer, hors des sentiers battus, avec des amis qui ne sont pas habitués de voir des places où les conditions sanitaires ne sont pas à la hauteur.  Inévitablement, le “jeu des comparaisons” se présenterait à un moment ou l’autre.  C’est un réflexe naturel de dire “J’aimerais mieux que cette place serait plus hygiénique… Je ne fais pas confiance à la bouffe…  Les toilettes ici ne sont pas comme chez nous… Les gens ne sont pas aussi polis que chez nous”, etc. etc.   Au risque de paraître paternaliste, à un moment donné je m’immiscerais pour dire qui vaut mieux de ne pas fixer les yeux par terre et d’arrêter ce jeu des comparaisons négatives – car on était tous là pour apprécier (et non dénigrer) les lieux et cultures dans lesquels nous nous trouvions.  Autrement, on risquerait de manquer le bon côté des choses – ce qui est, justement, la raison pour laquelle on y était.  Ceci est un exemple du côté négatif lorsqu’on fait des comparaisons.

Mais à l’envers de la même médaille, de faire des comparaisons pourrait servir à quelque chose de bon!  On pourrait s’en servir des comparaisons pour voir ce que nous avons en commun à cet égard.  Dans le contexte canadien, en raison de notre dualité sociolinguistique, de se faire des comparaisons a quand-même ses mérites.  Les comparaisons nous font apprécier nos différences.  Elles nous font constater nos valeurs communes, et elles peuvent servir à nous faire célébrer notre dualité sociolinguistique, tout en l’incorporant dans nos propres vies (avec toutes les différences et similitudes qui viennent avec).

Les comparaisons ne devraient pas nécessairement avoir rapport à des statistiques époustouflantes ou des différences stupéfiantes, du genre qui font la une des nouvelles sensationnelles.  Parfois il ne suffit que de faire des comparaisons simples et modestes afin de trouver du terrain d’entente, qui a comme effet de vous vous faire sentir chez vous n’importe où au Canada.

Je vous donne un exemple simple, même au point d’être un peu quétaine (mais c’est ce genre d’exemple qui pourrait en dire long)…   Il y a un couple de jours, j’ai conduit trois heures de route d’Edmonton à Calgary sur l’autoroute 2 en Alberta (ce qu’on appelle le Corridor Edmonton-Calgary).   Il y a à peine deux semaines avant, j’ai fait le trajet de trois heures sur l’autoroute 20 entre Québec et Montréal.  Sur plusieurs plans, ces deux trajets sont remarquablement semblables.  Les paysages sont très très semblables.  L’Esthétique des fermes, et même des détails aussi banals que des bosquets d’arbres sont carrément les mêmes. Le plan urbain des villes qui longent l’autoroute 2 (en Alberta) et la 20 (au Québec), ainsi que les services qu’elles offrent, l’architecture des édifices qui sont visibles de la route, la densité du trafic – en fait, tout détail – se ressemblent comme deux gouttes d’eau.   Les deux trançons qui relient les deux grandes villes respectives dans chacune de ces deux provinces sont à ce point similaires que si ce n’était que pour l’affichage en anglais en Alberta, et en français au Québec, on ne saurait pas dans laquelle des deux provinces on était.   J’ai parcouru le Canada en voiture à plusieures reprises, et très peu d’autoroutes partagent autant de similitudes que celles qui relient Québec à Montréal, et Edmonton à Calgary.

C’est curieux comment une chose aussi simple et anodine qu’un trajet familier de trois heures peut vous faire instantanément ressentir que vous êtes sur votre propre territoire.  Même quand vous sortez de l’autoroute pour entrer dans une ville telle Drummondville (au Québec) ou Red-Deer (en Alberta), vous avez encore la sensation d’être chez vous.  Les gens dans les villes de ces tailles (40,000 à 120,000) ont tous grandi dans le même système; même système d’éducation, une économie semblable (ils partagent les mêmes enjeux économiques), accompagnés des mêmes défis dans la vie, les mêmes milieux d’emploi, et en gros ces gens sont fait de la même étoffe – peu importe où il se trouvent au Canada (oui, il existe des nuances et subtilités dans les programmes sociaux entre le Québec et l’Alberta, mais sur une échelle globale de 360 degrés, ces différences ne comptent que pour 3 ou 4 degrés.  Globalement, c’est ne pas grande chose).   Cependant, si vous conduisez quelques heures vers le sud aux États-Unis, bon, les villes là-bas vous donneraient une sensation “très” différente – une différence plus que palpable.

C’est ce genre de comparaisons qui peut combler les écarts et qui nous donne du terrain d’entente.  Se sont du même coup ce genre de comparaisons qui vous donnent l’incitation d’apprendre davantage sur nos compatriotes, notre pays, et d’apprécier les différences existentielles qui y existent.

Ce que je trouve le plus intéressant dans l’équation que je viens de vous décrire, c’est que les villes telles les Drummondville du Québec ou les Red-Deer de l’Alberta constituent une très grande partie de non seulement ces deux provinces, mais également l’intégrale du territoire canadien.  En effet, les villes comme Montréal, Québec, Calgary ou Edmonton sont des anomalies sur l’échelle nationale — dans le sens qu’elles sont des “îlots”, chacune avec son propre caractère (ce qui est tout à fait naturel, car Lyon n’a pas du tout le même caractère que Bordeaux, Manchester n’a pas du tout le même caractère que Birmingham, et Phoenix n’a pas du tout le même caractère que Boston)… mais chacun de ces îlots uniques sont entourés d’une mer de petites villes comme les Drummondville, Red-Deer, Trois-Rivières, et Lethbridge du Canada.  Si les villes îlots sont les fleurs da la couette nationale, ce sont ces autres villes et leurs habitants qui font les coutures et l’étoffe de la couette.

Une autre chose que je trouve super intéressant (plus souvent qu’autrement), c’est qu’il ne faut pas s’éloigner très loin pour trouver des différences sensationnelles, desquelles on pourrait incorporer dans nos propres vies comme partie de notre propre héritage culturel à nous tous.  Hormis certaines différences culturelles, il existe bien sûr des différences en termes de géographie.

Un peu en dehors de l’autoroute 20, il ne suffit que de conduire une autre deux heures au nord de Québec pour traverser la très charmante région de Charlevoix.  J’ai pris la peine d’y passer un peu de temps il y a trois semaines (il faisait déjà un bon bout de temps depuis mon dernier passage dans le coin, alors le temps est venu d’y rentrer).   Je me suis profité pour faire un arrêt au centre de ski Mont-St-Anne, et simplement profiter innocemment de la vie et le paysage que seulement la région de Charlevoix pourrait nous offrir.

Dans le même ordre d’idée, on n’a qu’à sortir de l’autoroute 2 au niveau de Calgary, et de conduire une autre deux heures pour être en pleine territoire des Rocheuses.  Plutôt cette semaine-même je l’ai fait avec des amis de l’Ontario.

Et, comme en Charlevoix, dans les Rocheuses on y est entouré des centres de ski…

… Je suppose que cela signifie que même lorsqu’on est entouré de très grandes différences d’une région à l’autre, on est quand-même toujours entouré des points de repère communs à nous tous.  Profitons-en, ils nous appartiennent!  🙂

Les photos qui accompagnent ce billet se trouvent à la fin du billet précédent.

Comparisons can be a good thing (#137)

Using comparisons when discussing two different places can be a double-edged sword.

Whenever I would travel to off-beat places overseas with friends who were not used to visiting places which may have not been the cleanest, the “home comparison game” would inevitably come up.  It’s a natural reflex to say “I wish this place were cleaner, I don’t trust the food here, why can the toilets be like home, why can’t local etiquette be better”, etc. etc.   At the risk of sounding patriarchal, I’d eventually step in and just tell them to stop looking at the ground and to stop the negative comparisons — and just enjoy the trip for the sake of enjoying the trip.  Otherwise they would never focus on all the good things going on around then which they travelled so far to see.   This is the negative side of making comparisons.

But there is a flip-side to making comparisons.  They can also allow you to see what you have in common.  In a Canadian sense, because we do have a socio-linguistic duality, comparisons can be a good thing.   They can help you appreciate differences, they can help you appreciate our deeply shared values, and they can help you embrace our socio-linguistic duality, and to incorporate it into your own lives (with all the differences and similarities that come with it).

Sometimes the comparisons don’t have to be mind-blowing statistics or earth-shattering differences, or even obvious things such as how a holiday festival may be celebrated differently from one end of the country to the other.  Sometimes simple comparisons can be all that’s required to find points of commonality which make you feel at home where ever you are in Canada.

I can give you an example…  A couple of days ago I did the 3 hour drive on highway 2 connecting Edmonton and Calgary (the Edmonton-Calgary corridor).   Only two weeks earlier, I did the 3 hour Autoroute 20 drive between Québec City and Montréal.    These two drives are remarkably similar in terms of the layout of the land, the look of the farms and clusters of trees along the way, how the cities look when you drive past them, what services are available along the route, the amount of traffic – everything actually.  In fact, the “city-to-city” portion of highway 2 in Alberta and Autoroute 20 in Québec are so similar that if it were not for the signage (ie: everything in English in Alberta, and everything in French in Québec), that you likely wouldn’t know which of the two provinces you were driving in.   Very few other major routes in Canada share such similarities.

It’s funny how something so simple and so mundane as a 3 hour drive between two major cities can make you feel you’re on “home-turf”, despite more than 4000kms separating the two.  Even when you pull of the highway and drive through a city like Drummondville in Québec or Red Deer in Alberta, again, they feel the same.  Because people in Red Deer and people in Drummondville grew up in mostly the same systems, with the same type of education, economic systems, life-challenges, employment realms, and other similarities, they’re basically people who are cut from the same cloth (yeah, there are differences between some of Québec’s and Alberta’s social programs, but on an overall degree scale, those differences wouldn’t be any more than 3, 5 or 6 degrees out of a total 360 degrees).  But drive a few hours south, across the US border, and the cities have a very different feel.

It’s these types of small comparisons which bridge gaps and can give you common ground.  They’re also the types of comparisons which give you the incentive to learn more, and to also appreciate the differences which do exist.

But what I find to be one of the most important components in such a comparison equation is that many cities like Drummonville in Québec and Red Deer in Alberta are still what constitute a very large portion of Québec’s and Alberta’s population and society, as well as every other region across Canada.   Cities such as Montréal and Calgary and Québec (City) and Edmonton are the anomalies since they’re “one-offs” surrounded by seas and seas of smaller places like the Drummondvilles and Red Deers of Canada.

But what’s also cool is that we don’t have to venture far from what’s in common to find some pretty amazing differences which we can also share and incorporate into our own lives.   Of course, cultural differences can be appreciated, celebrated and shared with one another.   But some of the geographic differences can be awesome.

At the Québec City end of the Montréal-Québec Autoroute 20 corridor, just need to cross the St. Lawrence and drive a couple hours further along its banks, and you’ll pass through the amazingly beautiful Charlevoix region.   I spent a little time there three weeks ago, just hanging out in Charlevoix, checking out the ski slopes, and reconnecting (it had been a while since my last time in Charlevoix).

In the same vein, at the Calgary end of the Edmonton-Calgary Highway 2 corridor, you just need to turn west and drive a couple of hours further, and you’ll pass through some of North America’s most scenic Rocky Mountain landscapes.   I did this drive and spent a couple of days there earlier this week.   But just like in Charlevoix, I was surrounded by ski resorts…

I guess that goes to show that even when we’re in the thick of some pretty obvious differences… we’re still surrounded by the same!   It’s all good!


Quiz:  For those of you who have driven the Edmonton-Calgary and Québec-Montréal corridors, guess which photo below is from which highway (you might be surprised).  The answers are at the bottom of the photos.  See how many you get right.

Quiz : Pour ceux d’entre vous qui avez déjà conduit les corridors Edmonton-Calgary et Québec-Montréal, devinez quelle photo ci-dessous correspond avec le bon corridor (attention car vous risquer de vous tromper).  Les réponses se trouvent en bas des photos.  Combien avez-vous deviné correctement?


at20 hw2

PHOTO A

30 or 2, 1

PHOTO B

30 or 2, 3

PHOTO C

30 or 2, 9

PHOTO D

30 or 2, 7

PHOTO E

30 or 2, 5

PHOTO F

30 or 2, 6

PHOTO G

30 or 2, 4

PHOTO H

30 or 2, 8

PHOTO I

30 or 2, 2

ANSWERS: A (Alberta);  B (Alberta);  C (Québec);  D (Québec);  E (Alberta);  F (Québec);  G (Alberta);  H (Québec);  I (Alberta)


  • Photos of the Charlevoix region (mentioned above) — all within a 90 minute drive of Québec City
  • Des photos de la région de Charlevoix (metionnées ci-dessus) — à 90 minutes de Québec.

Baie-St-Paul:

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Centre de ski Mont-Ste-Anne:

Clvx2 Clvx3

Traîneau à chien:

Clvx4


  • Photos I took in the Rockies a few days ago (mentioned above) — all within a 90 minute drive of Calgary
  • Des photos que j’ai prise dans les Rocheuses il y a quelques jours (mentionnées ci-dessus) — à 90 minutes de route de Calgary.

The Prairies suddently end and the Rockies rise up out of nowhere.  Les Prairies subitement prennent fin (avant scène) pour donner lieu aux rocheuses (arrière scène).

rky1Canmore:  12,000 people, of which 4,000 are Francophone.  Here’s an interesting YouTube clip on the Francophone aspect of the town:  http://www.youtube.com/watch?v=OOI9hPLSnNA.   Canmore:  une ville de 12,000 habitants, qui compte 4,000 francophones.  Ci-dessous est une vidéo Youtube sur l’aspect francophone de la ville.

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Le centre de ski de Lac Louise / Lake Louise ski resort

  • rky9Un traîneau de chien (une activité “touristique” très populaire dans les Rocheuses — tout comme dans certains endroits au Québec (pour les lecteurs hors Canada, NON, la plupart des canadiens non jamais embarqué dans, ou non jamais vu un traîneau de chien… ce n’est qu’une attraction touristique pour certains, ou un passe-temps pour d’autres.  C’est une blague récurrente au Canada dans le sens que nous pensons que le reste du monde croît que vivons dans des igloos et que nous avons des traîneaux de chien à la place des voitures).  😉
  • Dog sledding, a very popular “tourist” activity in the Rockies, just as it is in certain areas of Québec.  (for readers outside Canada, NO, most Canadians have never rode on, or even seen a dogsled… it is simply a tourist attraction now or a hobby activity for a certain few.  It’s a running-joke in Canada that we think the rest of the world believes we live in igloos and ride dog sleds to work).  😉

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Driving into the town of Banff / Se dirigeant vers la ville de Banff: 
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View of the town of Banff / La vue de la ville de Banff:rky16 rky17 rky18

Québec’s Rough’n Toughs (#74)

When Québécois think of the rough & tough side of pop culture, their thoughts will likely turn to two individuals — with 100 years of separation between their careers:  Louis Cyr and Georges St-Pierre.

I think this pair is quite well known to most Anglophones in Canada, but for those who may not know them, I’ll offer a bit of information.  In Québec, both their names can be heard more often than elsewhere in Canada, in general conversation or on television.  It’s probably a good idea to know who they are (as a cultural reference, if for no other reason).

Louis Cyr:

Louis Cyr was the strong-man of Québec.  He died in 1912 at the age of 49.  He was born to a very poor family, and did manual labour in Québec and the US to support himself.   He was a physical giant, and routinely worked out.  To entertain his friends, he would do strange things like lift horses and the like, quickly earning himself a reputation for having unusual strength.  This got the attention of a freak-show manager, who took Louis Cyr on a tour of Eastern Canada to earn money (performing a one-man act).  When his manger didn’t pay him, Cyr went home to Québec, got a job, but then decided to become his own one-man show, managed by his family.   He hit the road again, across the US and Canada, and earned a huge following.   Eventually he earned a reputation in North America for being the strongest man in the world, being able to lift a 100kg barbell with one hand, hauling over 1000kg (a metric ton) on his back, lifting a platform of almost 20 men (2 metric tons) on his back, lifting 250kg with one finger (hmmm… is that even possible? as far as the laws of physics go – ie: “snap!!), and pushing a train car up a hill.

But Cyr’s huge appetite got the best of him.  When he wasn’t performing, he was either a police man (in Ottawa, Montréal and a couple other small towns), or eating eating eating – not the healthy kind either.  His health deteriorated, and he died of kidney disease in 1912.   His legendary stories, however, live on today.   If you see a someone being a tough guy, you can use Louis Cyr as a metaphore and say “Who do you think you are, Louis Cyr?” (the binding-power of pop and folk culture).

Georges St-Pierre:

Back to the present, and to Québec’s present-day tough-man, Georges St-Pierre.

This dude is the definition of “fit”.   Born in 1981, he has already had a full, multi-million dollar career as world champion (several times over) in mixed martial arts and ultimate fighting.  He held top titles of various designations from 2006 through to 2013: Welterweiht UFC (3 times) and other sporting designations (MMA, Fight Matrix, ESPY).

During his peak years, if hockey wasn’t on the screens of bars and pubs across Québec, you would have seen St-Pierre’s matches on screen, as well has his famous post-match interviews (with his banged up black, blue and bloodied face as his battle trademark).  He’s likely known to everyone in Québec, even if they’re not a fan of ultimate fighting – and he is largely credited for bringing UFC into a mainstream sports sphere, not only in Québec, but across Canada as well.

Unfortunately, he had to vacate his title a few months ago when he tore his ACL – a ligament (Ouch!!!! Am a bit of a gym rat — I’ve been there done that several years ago with my own ACL injury – hurts like you wouldn’t believe!).  So…  the guy is down and out for the time being, trying to slowly train his way back through therapy.   Things are up in the air how much longer he’ll be out for, and what his professional engagements will be when he does return.   But regardless, he’s already the king for a certain demographic in Québec who follows UFC (and Québec’s demographic for this sport is larger than elsewhere in Canada or the US).   In the meantime, you’ll still see him on television doing the talk-show circuit, and sports columns provide the odd update on how he’s doing, and why they’re guessing will come of his recovery.

George’s official website is http://www.gspofficial.com/, through which you can access his daily facebook views.

Sorry, Louis St-Cyr’s website wasn’t up and running yet in 1912… a couple years too early (but I’m sure it would have been awesome!)