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Monthly Archives: June 2015

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300e billet / 300th post — Mon premier billet vidéo / My first video post

This is my 300th post.

With a solid foundation for more posts, future posts may be every 2nd or 3rd day rather than every day – but I’ll try to keep it up as much as possible (life is pretty hectic) 🙂

I’ve received a chunk of emails from Francophones in Québec asking things about Alberta and the West, sharing their own experiences – and sometimes before taking a visit out West.  I’ve also been asked for more examples of rural Alberta Prairie French (which few people in Québec ever hear).   In addition, there have been a number of people following this blog from the beginning, but we have never met face-to-face.

Thus, I thought it might be a good idea to do a video blog post to even things out considering most material in this blog has been in English for Anglophone Canadians.

Brad 😀

Ceci, c’est mon 300e billet. 

Avec 300 billets, je crois bien avoir écrit une base assez solide sur laquelle peuvent reposer d’autres billets à l’avenir.  Pourtant, les billets à venir pourraient voir le jour à tous les deux ou trois jours plutôt qu’à chaque jour (je mène quand même une vie assez occupée).   Cependant, je vais faire de mon mieux pour écrire le plus souvent possible. 🙂

Au cours de l’année, j’ai reçu un nombre de couriels assez surprenant des francophones du Québec qui me posent des questions au sujet de l’Alberta (ma province d’origine) et de l’ouest du Canada en général.  Parfois ils partagent leurs propres expériences avec moi, et parfois c’est juste pour dire qu’ils s’apprêtent faire leur propre voyage de découverte dans l’ouest (c’est touchant, et ça me fait chaud au coeur).  

Les Québécois sont vraiment du bon monde, et ce blogue m’a confirmé ce fait à mainte et maintes reprises!

D’ailleurs, il y des gens qui suivent ce blogue depuis presque le début.  Ils entreprennent avec moi cette aventure d’échange, de partage et d’intégration de valeurs et de cultures à travers les lignes linguistiques et de nos frontières provinciales respectives.  

Malheureusement, vu les distances, il est impossible pour moi de rencontrer en personne les lecteurs (lorsqu’on écrit pour un territoire aussi vaste qui est le notre — de Victoria à Toronto, et de Québec à St-Jean TN — les opportunités de se recontrer en personne sont rares).  

Récemment, j’ai eu un couple de couriels demandant si j’avais encore plus d’exemples des accents français des autres provinces du Canada hors Québec (qui vont de pair avec la série sur les accents que j’ai écrit il y a quelques mois).

Donc, j’ai eu l’idée de faire de ce billet un “billet vidéo”.  La plupart des lecteurs Anglophones de ce blogue portent un intérêt à découvrir le fait français du Canada et du Québec, et beaucoup prennent les démarches pour apprendre le français.  

D’ailleurs, j’apprend qu’il y a de plus en plus de Francophones du Québec qui portent un intérêt à ce blogue.  

Alors, dans cet esprit, je voulais faire de mon premier “billet vidéo” un qui est en français. 

Et je crois qu’il est tout à fait approprié, surtout lorsqu’on constate qu’aujourd’hui c’est la Fête du Canada (le 1e juillet).  

C’est sur ce ton que je vous souhaite une bonne fête du Canada, et merci d’avoir été là! 😀

Brad 

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Julie Snyder : « Je ne peux plus produire des émissions de télé » (#299)

Ce billet en sera parmi les plus directes que j’ai écrit jusqu’à présent.

Bien qu’on en parle très peu au Québec, il demeure un fait que partout au Canada, nous sommes tous impactés par les ruses politiques de Julie Snyder et son but ultime.  Hier, devant les caméras, elle a pleuré sa maison de production – son « bébé » comme elle a dit – sans jamais démontrer le moindre égard pour les millions de gens ailleurs au Canada et au Québec qui auront bien plus en jeu que le bien-être de sa société.

En effet, nos vies — telles qu’on les connaît — sont en jeu.

Je ne peux simplement me contenter laisser-faire l’ironie, l’hypocrisie et la tromperie que j’ai vue aujourd’hui à la télévision.

Même le TVA 22h d’hier n’y a pas passé plus que 40 secondes sur l’histoire.   40 seconds: À mon avis, c’est bien courte comme « manchette de la soirée » – et peut-être un message en cachette qui pourrait en dit long sur l’avis de l’entourage à Snyder.  Radio-Canada en a parlé plus longtemps au Téléjournal d’hier (après un reportage sur la situation en Grèce), mais d’un œil bien plus critique.

Les réseaux principaux ont fait allusion à ce que je m’apprête de vous dire.   Mais en raison des politiques qui entourent l’affaire, ils étaient bien plus polis et diplomatiques dans leur choix de mots que moi.  Bien qu’ils ne soient pas prêts à prononcer ce qu’ils en pensent vraiment, cela ne m’empêche pas de prononcer mes pensées à moi.

(Voici une version “polie et discrète de Radio Canada qui explique l’affaire des crédits d’impôts et comment ils sont liés à la maison de production de Julie Snyder:  http://ici.radio-canada.ca/audio-video/media-7309274/le-fonctionnement-des-credits-dimpot)

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Hier, Julie Snyder a annoncé qu’elle ne peut plus « produire des productions de télévision pour son entreprise», Productions J. (sans les détails, on n’a aucune idée de ses intentions).

Voici la couverture de LCN sur la conférence de presse de Julie Snyder:  http://tvanouvelles.ca/video/4328615372001/julie-snyder-se-dit-laquoforceeraquo-dabandonner-la-production-demissions-point-de-presse/

Le voici le reportage de LCN sur l’histoire même: http://tvanouvelles.ca/video/4328956566001/julie-snyder-abandonne-la-production-tele-reportage/

Voici l’article écrit de LCN :   http://tvanouvelles.ca/lcn/artsetspectacles/general/archives/2015/06/20150629-114846.html

Voici l’émission 24/60 à RDI :   Anne-Marie Dusseault était absente aujourd’hui, et on est chanceux que Sébastien Bovet était à la barre de l’émission.  Alors, finalement on a pu voir les bonne questions posées à 24/60 à l’endroit des intentions de Snyder / PKP :  http://www.radio-canada.ca/widgets/mediaconsole/medianet/7309403  (Bravo Sébastien!  Très bonne entrevue.)

Mais attention:  Snyder n’a jamais dit qu’elle « fermerait la boutique! ».

J’ai l’impression qu’elle se réserve pas mal plus de cartes à jouer.

Nous allons à très bientôt découvrir les projets pour son entreprise.   Je ne serais pas étonné de voir plus qu’un lapin sauter de son chapeau.  Peut-être elle va se métamorphoser dans un autre genre d’actionnaire assez créative à la scène de sa société.  Ou peut-être elle donnera pour 1$ vendra la division de télévision de sa société à un « frontman » personnage bien connu afin de s’assurer que son entreprise demeure à l’avant plan aux feux de la rampe nationaliste, et dans « le cœur et l’esprit » du public (malgré tout, si vous êtes une politicienne de facto comme Julie Snyder, à quoi sert-il de détenir une société médiatique si vous ne pouvez pas exercer un control orwellien d’une échelle massive sur gagner le cœur et l’esprit des téléspectateurs?)

Snyder invoque le fait qu’elle est privée des crédits d’impôts gouvernementaux comme raison de ne pas pouvoir continuer produire des productions pour son entreprise (les « crédits d’impôts » est un nom de « fantasie » pour les cadeaux gratuits en forme de subventions gouvernementales).

Sa déclaration pourrait facilement donner l’impression au public que Productions J. n’est plus rentable sans subventions (mais garder à l’esprit que Snyder n’a jamais prononcé le mot « rentable » au cours de son discours.  Alors, je me pose la question si la question de « rentabilité » est la vraie question dans l’équation).

En mars 2015, le gouvernement Couillard coupa les crédits d’impôt pour les sociétés de production qui ne produisent que pour un seul réseau médiatique.  La raison invoquée est qu’une telle société est quasiment une compagnie interne par extension du réseau médiatique qui achète ces productions en question (Productions J. ne produit que pour TVA, tandis que d’autres entreprises de production – telle Fabienne Larouche – produisent pour plusieurs réseaux).

Le système des crédits d’impôts est en place afin de permettre une meilleure rentabilité pour les maisons de production qui doivent éliminer considérablement leurs marges face à leur concurrence, qui tentent eux aussi obtenir les mêmes contrats.

Cependant, si une maison de production ne doit pas livrer concurrence (telle Productions J., qui d’ailleurs est assurée une rentabilité en raison de la promesse d’octroi de contrats par TVA – la société de PKP), on pourrait dire que d’octroyer des subventions à une telle maison de production n’est qu’un gaspillage de fonds des contribuables.

Je vous offre un exemple simple::

Imaginez que vous êtes le/la propriétaire d’une épicerie.  Vous avez une équipe de 8 commis aux caisses qui mettent les produits achetés dans les sacs de plastique pour les clients.

Supposons que l’industrie de “l’emballage” (pas dans les épiceries) a droit aux crédits d’impôts du gouvernement à l’ordre de 14% à 20% sur le montant de leurs dépenses totales et sur leurs revenus.   Le gouvernement donne des “remboursements” car l’industrie de l’emballage est hautement compétitive – au point où les marges (et les chances d’obtenir de nouveaux contrats) sont si minces qu’il est trop facile de faire faillite.

Mais vous, avec votre épicerie, vous n’avez pas besoin d’embaucher une tièrce compagnie d’emballage (aux frais supplémentaires) pour mettre les produits dans les sacs des clients.  Alors l’industrie d’emballage n’a rien à faire avec vous.  Vous avez votre propre équipe de 8 commis (emballeurs).

Pourtant, un jour, vous constatez que si vous détachez, sur papier, votre équipe de 8 emballeurs de votre épicerie — et encore sur papier, si vous faites en sorte que l’équipe devienne sa propre société (à l’intérieur de votre épicerie même), vous aussi, vous pouvez recevoir un rabais gratuit du gouvernement de 14% à 20% sur l’équivalent de la valeur de tous les produits mis dans les sacs en plastique.

Mieux encore, vous auriez l’avantage de ne pas avoir les maux de tête des autres sociétés d’emballage qui doivent faire promener leurs commis ailleurs à la recherche du travail supplémentaire.  Et de plus, vous ne serez pas obligé de faire venir d’autres sociétés d’emballage travailler à l’intérieur de votre épicerie.

Vous demeurez content(e) parce que vous pouvez toujours controler les hausses salariales de votre équipe de commis, et votre équipe de commis demeureront heureux car ils seront toujours payés et n’auront pas a craindre d’être mises à la porte par d’autres travailleurs concurrentiels moins chers.

Bref, la seule chose qui change, c’est que vous, en tant que propriétaire de l’épicerie, reçevez une maudite grande somme d’argent gratuit des contribuables pour n’avoir rien fait — à part une modification sur papier du statut de vos employés.

C’est une situation semblable à qui est en train de déjouer devant nos yeux au petits écrans (sauf que Snyder et sa société se sont jointes à celle de PKP suite à leur rencontre).  La maison de production de Julie Snyder serait l’équipe de 8 commis (la société d’emballage), et vous êtes TVA (l’épicerie).

Puis il y a un hic additionnel:   Vous, le/la propriétaire de l’épicierie, est marié(e) avec le/la chef de l’équipe des commis emballeurs.   Félicitations!  Vous êtes riches, tous les deux!!

Dans de telles circonstances, les subventions ne servent que de remplir les poches de la maison de production plutôt que de la rendre plus rentable face à sa concurrence.  C’est un transfert direct des fonds des contribuables au bilan de l’entreprise.

En mars 2015, le gouvernement Couillard a déclaré que cela suffit.  Il a terminé l’ancien régime de crédit d’impôt aux sociétés qui ne livraient pas concurrence (et à l’heure actuelle, la société à Julie Snyder est la seule au Québec qui fonctionne de cette manière hautement bizarre).

Des restrictions aux subventions devraient exister pour toute société qui conclut un accord de relation exclusive.  Et il va de soi qu’une règle semblable s’appliquerait pour n’importe quelle société qui ne livre pas concurrence, et qui n’est pas exposée aux risques des pertes financières — même s’il n’y avait pas de question à l’égard de la société de Julie Snyder (N’ai-je pas raison?)

Fait peut-être plus intéressant encore; Snyder ne semble pas récolter aucun appuis publique des autres maisons de production.   Hormis un groupe de pression, personne dans l’industrie n’est sorti publiquement pour dire que le gouvernement avait tort (en effet, le premier ministre est allé jusqu’à dire qu’il avait l’appui de l’industrie, qui d’ailleurs se réjoui de sa décision).

Il ne fait aucun bon sens de donner de l’argent à volonté lorsque le récipiendaire ne livre aucune concurrence et n’en a pas besoin.  C’est plus vrai encore lorsque d’autres maisons de production qui livrent concurrence ont réduit leurs offres de contrat (et leur rentabilité), faisant qu’ils ont besoin désespérément des fonds afin de rester concurrentielles.

L’Hypocrisie des revendications à Snyder

Avant février 2014, une maison de production comme celle de Julie Snyder n’avait pas droit aux crédits d’impôts.

Il semble que tout allait bien à la société de Snyder avant février 2014, et ce sans recevoir des crédits d’impôts.  Malgré tout, La Voix et Le Banquier se trouvaient en haut des cotes d’écoute.  Et corrigez-moi si j’ai tort, mais j’avais le sentiment particulier qu’une petite et obscure émission qui s’appellait “Star Académie” aurait connu un certain succès… un tout petit succès.   Est-elle le fruit de mon imagination?

Mais sérieusement, peu après Star Académie, en hiver 2014 est venue l’amie à Julie Snyder Pauline Marois et son gouvernement péquiste.  Dans sa grande générosité, le gouvernement Marois a alloué des crédits d’impôts aux sociétés comme celles de Snyder.  Ce versement a eu lieu tout juste avant que PKP a fait le saut à deux pâtes dans l’arène avec le poing en l’air pour se joindre aux rangs de Marois (la table se dressait).

C’est par pure coïncidence que mon p’tit doigt me dit que les locaux du Parti Québécois se situaient convenablement au bout du même couloir, du même étage, du même édifice qu’occupaient les locaux de Productions J. de Julie Snyder (1200, avenue Papineau – Bureau 160 dans le cas de Snyder, Bureau 150 dans le cas du siège social du Parti Québec… Bon!  Regardez — Ils sont des voisins!  La porte à côté!  Voilà!!  Pourquoi j’ai l’image en tête d’une chambre d’hôtel avec une porte qui s’ouvre à la chambre d’à côté?)

Maintenant, revenons à hier, et Julie Snyder dit qu’elle ne peut plus fonctionner sans ses subventions.  Elle n’offre pourtant aucune explication pourquoi elle n’éprouvait aucune difficulté avant l’entrée en vigueur des subventions il y a 16 mois.

Mais aux fins de son allocution « tragique » d’hier, elle plaidait qu’elle ne pouvait tout simplement pas vivre sans ses subventions (« She could not live without them » — je crois bien qu’il s’agit d’une chanson de Mariah Carey, non?).

I CAN’T LIVE WITHOUT YOU — Mes subventions!!

Dans sa façon habituellement grandiloquente, Snyder a convoqué les caméras du Québec à sa conférence de presse afin de prononcer sa victimisation aux mains odieuses de Philippe Couillard.  Elle proclame la fin de sa carrière comme réalisateur des productions à la télé.

Pendant qu’elle faisait la morale au monde, on apprenait que la vie devait être tellement dur pour une certaine productrice nommée Julie Snyder.  Mais sur une note plus optimiste, on est sorti avec le sentiment que le séparatisme ne poserait aucune inconvenance pour personne!   Non — pour absolument personne – pas une âme.  En effet, la vie post-indépendance sera merveilleuse.  Malgré tout, les efforts de Julie feront qu’on devrait se réjouir à l’idée des familles brisés à travers le pays, d’un peuple brisé, et au fait que nos cœurs seraient arrachés de nos corps encore chauds avant d’être piétinés dans la boue.

Dans une performance digne du mauvais côté du monde du show-biz, pourquoi se contenter d’avoir le projecteur sur soi-même lorsqu’on peut l’arracher de ses adversaires? 

Je le trouve fort intéressant que Snyder ait choisi la journée d’hier pour lancer son cri de rivière souffrante.  Les preuves démontrent à quel point elle est une adepte du show-biz – in extrēmus.

Au début de sa conférence de presse, elle a dû croire le pointage Julie-0, reste du monde (RDM)-1.

Mais il est devenu vite évident qu’elle semblait vouloir régler son compte, et probablement bien plus encore.

  1. Elle a amené une avocate sur scène de sa conférence de presse pour déclarer que Snyder est la victime aux mains des Libéraux provinciaux. Pointage dans sa tête : Julie-1, RDM-1.
  2. Elle a fait venir une deuxième avocate pour dire que Snyder est la victime du sexisme et qu’elle ne se trouverait pas dans une situation semblable si elle était un homme (Vraiment? Sérieusement?  Alors, cela veut dire que PKP est une femme déguisée comme homme?  Car lui aussi, il subit les mêmes pressions de se dessaisir de son empire médiatique).  La carte maîtresse du sexisme qu’elle prétend nous flasher a rapport aux commentaires de François Legault (chef du parti CAQ) qui remontent à novembre 2014 lorsqu’il a appelé Snyder « la femme de l’autre ».  Dans sa tête:  Julie-2, RDM-1.
  3. Elle a décidé tenir sa conférence de presse la même journée que les Libéraux de Couillard annonçaient leur premier grand réinvestissement multi-milliardaire (La stratégie de la voie maritime) suivant la fin des compressions budgétaires de l’année. Snyder semble avoir choisi cette journée-là afin de voler la vedette à Couillard, et de recentrer les feux de la rampe directement sur son visage plein de larmes de crocodile.  Dans sa tête:  Julie-3, RDM-1.
  4. Par pur hasard (ouais), sa conférence de presse se tenait en même temps que l’annonce de la nouvelle plateforme Libéral fédérale sur l’environnement de Justin Trudeau (une que tout le monde attendait depuis longtemps… trop longtemps [et peut-être trop tard]). Encore, l’adepte du jour semble savoir comment jouer les caméras à son avantage.  Il va sans dire que les amis de Snyder au Bloc devaient se réjouir d’une telle tactique.  Dans sa tête:  Julie-4, RDM1.

Mais à la fin de la journée, il est devenu assez évident que Snyder voulait passer le message qu’elle demeure la seule personne au monde lésée.   Malgré tout, elle n’agirait jamais de façon sournoise elle-même (non… jamais — baff!).

J’ai hâte de voir comment elle va “manipuler” le sort de sa société.

Je conclurai par un ou deux conseils pour Julie

Si vous allez, en tant que femme d’affaires, vous engager de façon très publique au jeu très risqué qui joue sur la rupture d’un des meilleurs pays au monde, et la destruction des vies des millions de gens et de familles qui sont profondément attachés les uns aux autres (peu importe leur origines linguistiques), bon, vous devez être prête à subir les grosses bosses et les courbes raides de la chaussée sur laquelle vous vous êtes embarquée.

Et c’est d’autant plus important de faire ce constat si vous vous utilisez de vos affaires pour s’élever au-dessus des autres afin de gagner cœurs et âmes dans cette lutte politique.

La performance d’hier n’était qu’un exercice de marketing afin de marquer des buts politiques et pour recueillir l’appui public.

Tout comme vous voulez créer le pays de vos rêves (pour que vous puissiez se vanter être « la » superstar de votre propre pays à vous), il y a bien plus de gens au Canada (au Canada anglais et au Québec) qui partagent un intérêt très profond à se battre pour la survie de leur pays, et leur famille Francophone-Anglophone qu’on a tous créé ensemble.

Cependant, quand les choses ne se sont pas passées comme vous auriez voulu, pas besoin de brayer que vous êtes la victime des politiques d’amertume lorsque vous avez créé ces politiques vous-même (car si je ne me trompe pas, c’est vous qui avez fait le saut en politique bien avant votre mari).

Août 2012 (18 mois avant le saut en politique de son époux, PKP)

« Comme on fait son lit, on se couche », selon le proverbe connu.

C’est dommage: Les productions de votre maison de production sont d’une grande qualité et me plaisait vraiment avant que vous et votre époux les avez politisé.   Je me sens mal pour tous les merveilleux chanteurs et artistes qui sont entraînés dans le bourbier de vos actions (mais je présume que vous allez continuer opérer le côté musique de votre société comme d’habitude).

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ADDENDUM:  2015-06-30

Voici un excellent reportage de RDI avec les chiffres qui vient de confirmer beaucoup de ce que je viens de dire:  http://ici.radio-canada.ca/audio-video/media-7309560/mur-video-julie-snyder-abandonne

ADDENDUM MAJEUR QUI CONFIRME JUSTEMMENT CE QUE J’AVAIS PRÉDIS ALLAIT ARRIVER: 2015-07-13

Bon, regarder ce qui viens d’arriver…

Pour un montant “secret” ($1??), Julie viens de vendre l’aspect télévision de Productions J à son ami et ancien collaborateur, Benoît Clermont.  Clermont va continuer produire les mêmes émissions de Productions J (La Voix, etc.).

Il aurait du être très bien payé ces quelques dernières années afin de pouvoir acheter une telle société pour une valeur juste.  Mais tout ce gang refuse d’en parler aux médias, alors nous sommes dans le noir quant à tout sujet qui touche cette transaction.

Intéressant.

Julie Snyder’s statement today stating she can no longer run her production company – with MAJOR addendum at the bottom (#298)

This is going to be one of the most direct posts I have written.  I simply cannot let the irony, hypocrisy and sneakiness of what I saw today go by the wayside.   The major news networks have politely alluded to what I am about to say.  But because of the politics involved, they have been too polite and too tactful to use straight talk to call out what they too are seeing.  So if they’re not going to do it, then I will.

(Radio Canada’s “polite & tactful” attempt to explain the whole tax credit humdrum:  http://ici.radio-canada.ca/audio-video/media-7309274/le-fonctionnement-des-credits-dimpot)

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Julie Snyder announced today that she can “no longer make television productions” at her production company, Productions J.  (Whatever that means???)

Here is the 24-hour news channel LCN link to Julie Snyder’s news conference:  http://tvanouvelles.ca/video/4328615372001/julie-snyder-se-dit-laquoforceeraquo-dabandonner-la-production-demissions-point-de-presse/

Here is the LCN video news story on the event:  http://tvanouvelles.ca/video/4328956566001/julie-snyder-abandonne-la-production-tele-reportage/

Here is the LCN written story on the event:  http://tvanouvelles.ca/lcn/artsetspectacles/general/archives/2015/06/20150629-114846.html

Careful though.   She has not stated she is “closing shop”.

We will soon find out what her plans are for her company.  I am sure they will be interesting.  Perhaps she will morph herself into some other type of shareholder in her company.  Perhaps she will sell it to a high profile individual to ensure the production company remains front-and-centre in the nationalist limelight, and in the “hearts and souls” of the public (after all, if you’re a de facto politician like Julie Snyder, what is the good of holding a media company if you cannot Orwellingly control on a massive scale capture the hearts and minds of viewers).

Snyder’s states her reason is that she is no longer able to operate her company owing to being shut out of government tax credits (a fancy name for free government handouts… otherwise known as a subsidy).

This could quite easily leave the public with the impression that Productions J. can no longer be profitable without subsidies (although note she has quite interestingly avoided using the word “profitable”, so I’m left to wonder if profits are truly an issue here).

In March, 2015, the Couillard government eliminated tax credits for production companies whose productions are purchased by only one media outlet and for those who are not at arms length from their main clients (by way of family relations).  The reason was that such production companies are basically in-house extensions of the purchasing company (Productions J. produced only for TVA, whereas other production companies – such as Fabienne Larouche – produced for various networks).

Let me give you a perfect example:

Imagine you own a grocery store which employs “baggers” to bag groceries.  Now imagine that competing “packaging companies” are entitled to a 14-20% government rebate on their overall expenses (including salaries) so as to compete better against other companies in the packaging industry.   But you, as a grocery store owner, come up with the wild idea that if you spin off your team of 6 grocery baggers as a separate company, operating within your grocery store, the government will give you the equivalent of 14-20% on the total value of the groceries being bagged, and 14-20% of your salary expenses.

And better yet, you don’t have to open yourself up to any competition from other grocery baggers.   What a gift from heaven; free taxpayers money and you don’t have to do anything to get it.   That’s a similar situation to the one we’re looking at with Julie Snyder’s production company (the bagging company) and her relationship with TVA (the grocery store).

Tax credits are in place to allow production companies to be more competitive when competing against each other to obtain production contracts.

However, if a company is guaranteed to get a contract (and full profitable payment) under an exclusive arrangement (such as that which appeared to exist between Productions J. and Julie’s de facto spouse’s company, TVA), then it could be argued that the tax credits were useless, and a waste of tax payers money.

Under such circumstances, subsidies only serve to make money for the production company, by transferring taxpayer’s money directly into the company’s balance sheet.

In March, 2015, the Couillard government declared enough was enough, and ended such a tax credit scheme.

Subsidy restrictions should be in place for any production company which is in an exclusive relationship, even if Julie Snyder did not own a production company (am I wrong?).

I do not see a plethora of other production companies in Québec coming to the defense of Julie Snyder or saying the government is wrong (in fact, the premier went so far as to say that the entire productions industry has been rejoicing at the rebalancing of the tax credits).

Giving production companies free money when they do not need to compete against other companies does not make sense.  Especially when other companies desperately need the funds – considering that they have to lower their production bids (and profitability) in order to compete and secure business.

The hypocrisy in Julie’s claims

Before February, 2014, a production company like Julie Snyder’s was not entitled to such tax credits.

Julie Snyder was apparently doing just fine before February 2014, even without the tax credits (La Voix and Le Banquier were at the height of television ratings.  And correct me if I’m wrong, but was Star Académie not just a teeny-weeny little bit of a success?  Just a little?).

But then came along Julie Snyder’s friend Pauline Marois and the PQ government in the winter of 2014.  Marois’ government graciously doled out the tax credits to companies like Julie’s.  This occurred just before hubby (PKP) jumped into the arena with both feet, and a fist in the air, to join Marois’ plan for the world (it looks like the table was being set).

Coincidentally, I am told that Marois’ party headquarters were conveniently down the hall, on the same floor of the same office building in which Productions J. was located.

But now Julie says she can’t operate without the subsidies.  She offers no explanation why she could operate without them year-after-year until only 16 months ago.  But for the purposes of her heart-tugging plea to the public today, she pleaded that she simply can’t live without them (sounds like a Mariah Carey song).

In grand style today, Julie summoned Québec’s cameras to her press conference so she could tell the world that she is a victim of Philippe Couillard’s heinous tactics.  She claims that her professional life as a producer has come to an end.

Life apparently is very rough.  And if you’re Julie Snyder, it is apparently very, very rough (but hey… separatism won’t be rough for anyone!  Nope – not a soul.  Life will be marvelous for us all.  After all, we rejoice in broken families, a broken people, and having all of our hearts ripped out and trampled on).

In real show-biz sensational style, why would you steal the limelight for only yourself when you could wrestle it away from your foes at the same time?

Snyder’s choice of day on which to cry us a river is even more interesting.   She certainly has proven to be quite a show-biz officiado – in extrēmus.

At the start of the press conference, the score was Julie-0, rest of the world (ROW)-1.   But it looks like she had every intention to settle that score, and then some.

  1. During the press conference, she brought a lawyer on stage to say she is a victim of the provincial Liberals. This is an apparent attempted score against the Liberals. (Julie 1, ROW-1)
  2. She had another lawyer on the other side of her saying Snyder is the victim of sexism and none of this would be happening if she were a man (Really? Does that mean PKP is a woman disguised as a man?  After all, he is under the same pressure to divest himself of his own media empire).  The “sexist” card she is pulling relates to a joke the CAQ leader made many months ago.  This is an apparent attempted score against the CAQ.  (Julie 2, ROW-1)
  3. She held her press conference on the same day that the Couillard Liberals were making their first major multi-billion re-investment announcement to create jobs – the Québec maritime strategy. Julie’s chosen day looks like an apparent attempt to one-up the Liberals by taking the cameras off them, and to squarely refocus the lenses on poor, suffering Julie(Julie-3, ROW-1)
  4. Her press conference was also held on the same day as the Trudeau Federal Liberal’s environmental platform announcement (environmental matters are very close to the hearts of many Québecois). Again, it appears to be Julie’s attempt to take away the attention the Federal Liberal’s announcement would garner in same-day headlines.   Interestingly, Julie’s friends in the Bloc (foes of the Federal Liberals) directly benefit from such a move.  (Julie-4, ROW-1)

But at the end of the day, apparently Julie is the only person hard done by in this world.  After all, she would never do anything sneaky herself.

I can’t wait to see how she “crafts” the fate of her company.

Some last thoughts for Julie

If you, as a business person, are going to very publicly enter politics in such a high-stakes game of ruining and tearing apart one of the finest countries in the world, and the lives of millions of people who desperately care for each other (regardless of which side of the linguistic line they fall), then you better be ready to ride a good number of sharp bumps in the road – Especially if your business is one in which you intend to use to elevate your status so as to win hearts and minds.

I view today’s performance as a move to mark political points and garner public sympathy.

Just as you are fighting for a new country… there are way more people in Canada (both in Anglophone Canada and in Québec) who have a deep emotional interest in fighting with full hearts to keep their Francophone-Anglophone family together.

When things don’t go your way, don’t cry a river to say you’re a victim of politics when you created the politics yourself (I believe you stepped into the political arena before your husband did).

If you make your bed, get ready to lie in it.

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If you perhaps are not in the know, here is an earlier post I wrote explaining who is Julie Snyder —  Her background from media-personality to present-day de facto politician:  Click here for post #263

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ADDENDUM:  2015-06-30

Here is an excellent report from RDI (in French) with the numbers to support much of what I just stated above:  http://ici.radio-canada.ca/audio-video/media-7309560/mur-video-julie-snyder-abandonne

MAJOR ADDENDUM CONFIRMING EXACTLY WHAT I PREDICTED WOULD HAPPEN:  2015-07-13

Gee, guess what happened…

Julie, for a “secret” amount ($1??) sold Productions J to her friend / VP, Benoît Clermont.  Cermont will continue to make the same ‘ole, same ‘old TV productions (La Voix, etc.).

Wow, he must have been very well paid all these years to be able to buy Productions J outright.   But he won’t talk to the media, so we know nothing about the “transaction” (and likely never will).

Interesting.

ADDENDUM:  2015-08-16

As of last Friday, rumour has it that Julie will be heading back to the TV studios and will once again take the limelight as the host of Le Banquier.

Sale of Productions J = Didn’t end up cutting the umbilical cord in the end anyway (leave it to Julie to find a way around it).

Star-cum-politician = roadmap to her ultimate goal, regardless?  Quoi de neuf !?!

Chantal Hébert (#297)

One of the few journalists to have truly bridged Canada’s linguist divide is Chantal Hébert.

Owing to the media platforms in which she currently or has regularly appeared, she is well known to both Anglophones and Francophone.

Although Hébert is known to most Anglophones and Francophones in Canada (if you watch the news, you know her), I am nonetheless writing a post on her for one reason alone:  I strongly recommend you follow her in both languages.

After having followed her for many years, one thing I can tell you is that she regularly provides points of views to Francophones of what is happening and being “felt” in various regions and nuances of English Canada (she highlights to Francophones in Québec that English Canada is very diverse, with many regional ways of life and cultures).   Likewise, she regularly provides the same sort of insight to Anglophones of what is happening in Québec.

It is fascinating to watch and listen to Hébert in both French and English.  Only through following her in both languages do you get a full appreciation of her understanding of national & local issues.  It’s quite intriguing, really.  We don’t hear other people capture an audience’s attention in quite the same way as Hébert is able to.

Her own background of growing up and living between two provinces (Ontario and Québec) gives her this duality which is so rare in Canada’s journalistic spheres.

She:

  • was born in Ottawa (Ontario)
  • did her schooling until Junior High in Gatineau (Québec)
  • did her Junior & Senior high in Ontario (Toronto)
  • did her university (in French) in Toronto, Ontario.
  • started as a journalist at the Ottawa Citizen
  • was a journalist covering Ontario’s parliament at age 20
  • became a journalist for the Toronto Star in Toronto
  • became a journalist for various media outlets in Montréal

And the rest is history.

We have either regularly seen or read her in the past, or in the present on

  • Radio-Canada (Les Coulisses du pouvoir)
  • CBC (The National)
  • L’Actualité
  • The Toronto Star
  • Le Devoir (past)
  • The Ottawa Citizen (past)
  • CBC – various platforms
  • Radio-Canada – radio & various platforms

The Book

With this year being the 20th anniversary of the 1995 Referendum, and with the recent passing of Jacques Parizeau, Chantal Hébert (and Jean Lapierre) interview key players of the referendum.  They sought to find out the backroom story of what was really happening before those players passed away.

The book is named“The Morning After: The 1995 Quebec Referendum and the Day that Almost Was (in French, Confessions post-référendaires: Les acteurs politiques de 1995 et le scénario d’un oui).

It has become a treasure chest of information the country never knew about, or never thought of what could happen (a trajectory which could have been extremely different from anything which could happen in Scotland’s or Barcelona’s case — a factoid PKP / Snyder would be very reluctant to discuss.  After all, if Canada were to disintegrate, dislodging its entire economy, infrastructure, cultural foundations, legacy, position in the world, the world’s confidence in Canada, Canada’s confidence in itself, and not to mention every last bolt of the federation — Québec and every part of Canada could be thrown into a developing nation status (the Argentina of the North).   There wouldn’t be much left to negotiate with, now would there? (not only for Québec to negotiate with, but for other provinces to negotiate with either).

And once you throw into the equation that there are millions of people within Québec as well as across Canada who have a daily interest (from an emotional point of view) in the well-being of the country, the situation would become even more dire.

I bought the French version of the book days after it came out late last year.  Fascinating reading.  I’m sure it has made many people think very hard about the consequences of any referendum exercise.  We learned there was much more at stake than simply Québec’s future – as the entire country could have disintegrated into various new countries (with certain parts of the country even running the risk of becoming absorbed into a union with the United States).   The book squarely placed all the stakes right under our noses — at a height many did may not have believed could have been possible.

I’ll provide you with several pertinent YouTube videos in French and English (with a brief description above each one).

But before I do, I am going to let you in on a little secret.  I’m not sure if I should mention this or not, but without going into the details, I’m going to tell you something about the type of journalist Hébert is.  I wrote to her a while back about on a certain topic — without any intention of hearing back from her.   But within five minutes, she sent a response with a thank-you note.   In today’s busy world, one in which journalists are torn in all directions, I think that says a lot about her character and integrity.  She genuinely cares about her readers and the welfare of those for whom she writes her stories.

Bravo Chantal!  Keep on telling it like it is!  🙂

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FRENCH – An excellent interview with Chantal Hébert with “Carte de visite” on Ontario’s French-language public broadcaster TFO.  She goes into details of her life, offers her insights, and basically gives a biographical synopsis of herself – from the beginning until now.

(Note:  the interviewer, Gisèle Quinville, is one of Ontario’s best known television Francophone television personalities – but she is not very well known in Québec.  If you’re wondering, her accent is what I would consider to be Ontario’s “standardised” French accents).

FRENCH – Hébert explaining to Francophones her and Lapierre’s astonishing discoveries when they investigated what was happening behind the scenes during the run-up to the 1995 referendum. 

(Note:  The program she is appearing on is Tout le monde on parle.  This program is Québec’s and Canada’s #1 or #2 rated television program – regularly vying for the top spot with La Voix on TVA.  Both programs have often been known to amass view audiences of over 2 million per episode – the largest view audiences in Canada).

ENGLISH – Hébert talking to Paul Wells (of Maclean’s) about their discoveries of the 1995 referendum.

ENGLISH – A magazine report on the CBC’s The National using Hébert’s and Lapierre’s research on the ’95 referendum as the report’s foundation.

FRENCH – An appearance on Tout le monde en parle.  In the video, we see how Hébert shocked voters in Qubéec (mostly on the left of the political spectrum) by drawing fascinating parallels between Pauline Marois and Stephen Harper.

This interview made waves in Québec.   Armed with Hébert’s sober insight into politics, and considering the size of the audience, I believe (based on knowing just how big of waves this interview did make in Québec) that this may have been a contributing moment in the last Québec electoral campaign which perhaps contributed to the defeat of the last PQ government.

ENGLISH – An academic view of Hébert’s history with the spotlight on her own education and her accomplishments

ENGLISH – A parody of Hébert on This Hour has 22 Minutes (Parodies which English Canada are quite used to seeing).

FOR COMPARISON SAKE (ENGLISH) — Here’s the real deal…

ENGLISH – Another parody which has gone down as a bit of a classic.

The art of « la Bise » (Kissing on the Cheek) – Part 2 (#296)

The last post introduced “la bise” (a kiss on the cheek used as a greeting).  CLICK HERE for the last post (part 1).

It laid out some of the abstract rules of the art.  In this post, we will look at some of the physical rules of exchanging “bises”  (Oh la la !!)

Two kisses, no more, no less

If you’ve travelled outside Canada, you may have noticed that other countries also “font la bise”.

In Europe, the number of kisses can vary.   In some parts of Belgium, the Netherlands, and Switzerland there are three kisses.  In parts of France, there are one, two or three kisses (depending on the region).   Other countries may only have one.

In Hollywood (California), actors love to, well, act…  Thus, Hollywood seems to be creating their own new “bise” tradition in their off-screen lives.   Being the ‘lil attention lovers that they all are way down there in Hollywood, they presumably are doing this to show the whole world how cultured they are (Giving “bises” makes you cultured?  Really??).

But I’ve noticed they’re not quite sure how many kisses to give, and it has become one big mess.  I’ve seen some Hollywood actors give up to eight “bises!”   That’s almost enough to get someone pregnant!   (Too much wine at their parties if you ask me!!).

Here’s the rule in Canada and Québec: 

  1. Do NOT follow Hollywood’s lead (please!!… For the love of God, do NOT follow Hollywood’s lead), and
  2. Just stick to two kisses.

Simple, simple!  So if you screw it up, then it’s your own fault.  (Count… 1… 2… Done!).

Start on the left, and move to the right

(Isn’t that a song??  To the left, to the left… There goes my clear head for the day!!  To the left, to the left… )

Just as different countries give different numbers of “bises”, various countries start on different sides of the cheek.  Some countries my be on the left, others on the right.

BUT here in Canada, when you give your “bises”, give a peck starting on the LEFT cheek first, then finish on the right.   The person you’re “bising” will reciprocate at the same time, and all should go as planned.

If you start on the right, but the other person starts on the left, you’ll head bunt, get a bleeding nose, or be Frenching in the most awkward sense of the word.   Don’t start on the right, don’t aim for the chin, and keep the forehead as a no-go zone.   Just stick to the left.  (To the left, to the left… damn song is in my head!!)

Keep a little bit of distance, unless…

Feel comfortable to stand close enough to put your hands on each other’s’ shoulders when giving your “bises”.

You should be close enough that your elbows are slightly bent, but not close enough that you’re rubbing your unmentionables together.   You should not be so far that you have to stretch your arms to eternity to reach the other person.

There is however an “unless” in this equation.   Remember a little earlier I mentioned that you might find yourself in a rather intimate situation — one in which it could be appropriate to give a hug and a “bises” all-in-one? (a “bisug”)?

A “bisug” might be appropriate at a funeral, wedding, Christmas, with close family and close friends.  You want to keep the intimacy, while keeping the somberness or joyousness of the occasion – all wrapped into one !! (Yippy!!)

When you kiss, what are you kissing??

Last point… What are you kissing?

Generally speaking, you’re not actually kissing the person (ie: don’t plan on making lip-to-skin contact).   Maybe they do in some countries… but in Canada we generally don’t (and hence, our kids only have 2 eyes).

Kiss the air.  If anything, just pretend there is a troll sitting on the shoulder of the person who you’re kissing.  You want to give that little troll a peck on the lips, thus avoiding any mouth-to-cheek contact with the real person.

 

But when I say peck, I do NOT mean a full-out kiss.  Just make a little “fish breathing” motion.  NO sound (other than a fish breathing sound from your lips parting), NO saliva, NO tongue, NO ocean whirlpool funneling or gulping & sucking noise… NO NOTHING.

A peck to the wind… that’s it, that’s all.

With that, you’re now an expert in the art of “la bise!!”

Now, go get’em!!!!